Suunto 5 : le test

Suunto poursuit le renouvellement complet de sa gamme. Après une 9 qui nous avait plutôt séduits et avec l’arrivée d’une 7 prometteuse, on complète la famille avec cette 5, qui prend le relais de la Spartan Trainer Wrsit HR. On est donc sur un modèle polyvalent, à conseiller à ceux qui aiment faire autre chose que courir.

Quoi de neuf ?


Quand un modèle prend le relais d’une ancienne version, on cherche toujours à savoir si les différences sont suffisantes pour justifier un nouvel achat. Donc, pour les habitués de la Suunto Spartan Trainer, voici ce que la 5 apport en plus :

  • Une autonomie largement revue à la hausse. Quand la première tenait 10 heures en mode GPS, ici, on atteint le double sur le papier, et un peu plus à la pratique (21 heures pour nous).
  • Une estimation de votre VO2Max, même si un test poussé montre les limites d’une montre qui semble sous-évaluer la donnée.
  • Le côté 100% plastique de la Trainer est abandonné pour un cadran protégé par un verre.
  • Des plans d’entraînement qui peuvent, si vous le souhaitez, s’adapter automatiquement à l’évolution de votre charge d’entraînement et de la façon dont vous la supportez.
  • Possibilité de définir des profils de gestion d’énergie similaires à ceux de la Suunto 9.
  • Une analyse du sommeil plus avancée.
  • Des métriques supplémentaires liées au partenariat avec la société Firstbeat dans le domaine du stress ou de votre état de forme général

On regrettera, a contrario, l’abandon total de la plateforme Movescount, avec laquelle la 5 est incompatible, pour l’adoption de l’appli Suunto. Du coup, à l’heure actuelle, tous les réglages de la montre ne peuvent se faire que sur l’appli mobile ou sur la Suunto 5 directement, la plateforme web Sport Tracker ne permettant que de consulter les données.

Prise en main

Premier constat : l’écran est petit, mais après tout, pas plus que pour la Trainer. Mais est-ce l’effet du passage du plastique au verre. En tout cas, la lisibilité est loin d’être optimale, avec un contraste trop limité par forte luminosité, ce même en utilisant le rétroéclairage. Pour le reste, pas de souci pour ceux qui sont habitués à la Trainer : on garde le fonctionnement à cinq boutons, sans écran tactile. Et les néophytes s’y feront vite, tant on est sur une ergonomie proche de ce qui se fait globalement sur le marché. Rien de révolutionnaire mais du solide !

Des profils sportifs non modifiables sont présents sur la montre mais vous pouvez en créer d’autres que vous allez personnaliser à l’envi via l’application (certains réglages sont aussi possibles sur la montre, mais de façon bien plus limitée). Le choix de données s’affichant sur la montre semble illimité, allant du classique (distance, allure, fréquence cardiaque…) à des choses un peu plus « exotiques » (heure de coucher du soleil, FC max du tour en cours, etc.). Bref, dans ce domaine, rien ne manque…

Au menu des profils sportifs, là aussi, du classique (course à pied, cyclisme, triathlon, natation en piscine et en eau libre) mais aussi le ski, les sports de raquette, le musculation, le golf… Il y en a pour tout le monde !

Précision du GPS

Les premiers tests avec la Suunto 9, équipée de la même puce GPS Sony, avaient été, dirons-nous perfectibles. Mais les mises à jour avaient permis de corriger bon nombre de soucis. Si bien qu’aujourd’hui, les performances de la Sony, que ce soit sur la 5 ou la 9, sont plus que satisfaisantes. Nous avons testé sur routes et sur chemins tracés en plaine et en sous-bois. Si on remarque quelques virages coupés sur les traces, et particulièrement en sous-bois, on reste malgré tout sur de très bonnes performances. Rien d’extraordinaire mais rien de rédhibitoire non plus.

Précision du cardio poignet

Souvent le même refrain quand on s’attaque à cette technologie : c’est sympa mais hautement améliorable. Car, à quelques exceptions près (Polar Vantage V ou Garmin Fenix 6 plus récemment), les cardios poignet sont loin de donner satisfaction. C’est encore le cas ici, même si on apprécie le fait que le capteur fonctionne en natation. Globalement, le capteur Valencell a beaucoup de mal à suivre les brusques changements de rythme, oubliez donc vos envies de données fiables sur des séances de fractionné. C’est mieux à allure/FC constante, mais nous ne conseillons pas vraiment de vous y fier pour calibrer vos sorties !

Navigation

Vous pouvez créer un parcours via l’appli Suunto ou importer un fichier GPX dans la montre. Ensuite, vous pouvez lancer une navigation simple (pas d’enregsiurement des données) ou coupler cette navigation avec une activité sportive. Pas de fond de carte ici mais une trace bleue et une flèche. Attention, la Suunto 5 n’est pas dotée d’un compas, l’orientation étant donc dépendante du GPS, ce qui donne parfois un temps de latence dans les infos, voire une impossibilité de naviguer quand le GPS est « perdu ». Mais, pour le reste, et pour un produit à ce prix, la fonction est appréciable et efficace.

La montre qui vous coache

La Suunto 5 intègre l’« assistance d’entraînement évolutive » qu’on retrouvait déjà sur la Suunto 3 Fitness. Elle va vous proposer un programme selon votre objectif (entretenir, améliorer ou « booster ») et va le faire évoluer en fonction de vos capacités. Le programme est défini pour la semaine à venir. Globalement, les débuts sont plutôt aisés mais, particulièrement avec l’option « booster », ça peut devenir très vite ardu ! Une option sympa qui ne remplacera pas, pour le moment, un véritable plan d’entraînement, mais l’ensemble est cohérent.

Le monde des « widgets »

Les « widgets », ce sont ces petits gadgets qui permettent à la montre d’aller un peu (ou beaucoup) plus loin. Ainsi, sur cette Suunto 5, vous aurez accès à votre fréquence cardiaque en continu sur les 12 dernières heures (avec les limites du cardio poignet expliquées plus haut) ; à votre niveau de stress et de récupération, à la fois à l’instant t et sur les 16 dernières heures ; à votre nombre de pas et de calories dépensées sur la journée (si la première donnée est plutôt précise, la seconde sera prise avec les pincettes d’usage) ; à votre charge d’entraînement (volume d’entraînement de la semaine) ; à l’analyse de votre sommeil si vous décidez de dormir avec la 5 au poignet. Honnêtement, nous n’avons pas testé cette fonction, ne supportant pas de dormir avec quelque chose au poignet ! ; à une estimation de votre Vo2Max. là, la Suunto semble assez largement sous-évaluer cette donnée, sauf à penser que j’ai perdu 20% de mes capacités en un an, date de mon dernier test en labo !

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