Garmin Fenix 6 : le test

Et Garmin continue à inonder (saturer ?) le marché avec une fēnix 6 impressionnante sur beaucoup de plans. Suffisamment pour lâcher (au minimum) 600 € ?

Nouvelle étape dans la course folle de Garmin, la fēnix 6 reprend là où la 5 s’était arrêtée. En préambule, précision utile : nous avons eu au poignet la version 6 Sapphire, sachant que le modèle se décline de nouveau en une multitude de versions.

Précision du cardio poignet


Alors, quoi de neuf pour cette revisite du classique ? He bien, on a envie de dire « Enfin ! » Oui, enfin chez Garmin un capteur cardio poignet à la hauteur de ce que nous a sorti Polar avec sa Vantage. Ici, c’est bien simple, en test croisé avec une version 5 agrémentée d’une ceinture cardio servant de référence, le capteur Elevate de nouvelle génération commet presque un sans fautes même lors des brusques changements d’intensité.

Autonomie

Autre excellente nouvelle : une autonomie annoncée respectée avec, pour le modèle 6, 36 heures en mode GPS. A l’essai, ça se confirme, vous pourrez trottiner un jour et demi avec la belle sans qu’elle ne lâche l’affaire. Le mode Expedition permet lui de tenir plusieurs semaines avec une utilisation très économique du GPS. Utile en rando itinérante quand vous n’avez pas forcément de quoi recharger la montre chaque soir.

Ecran

On apprécie également l’écran plus grand, idéal principalement lors de l’usage de cartes, avec en outre une résolution supérieure à auparavant (260×260 dans le cas qui nous intéresse). Les plus pointilleux (ou les plus extrémistes) seront également heureux d’apprendre que la 6 répond à la norme de résistance militaire 810G (résistance aux température extrêmes, à la poussière, aux pressions basses…).

Les autres nouveautés

On continue dans les nouveautés avec l’affichage possible de six champs de données en cours d’activité (voire huit sur la 6X), la prise en compte de l’altitude et de la température dans les données physiologiques (charge d’entraînement, estimation de VO2Max, niveau de stress…). D’ailleurs, tout comme pour le cardio poignet, c’est la première fois qu’une Garmin estime mon VO2Max de manière cohérente avec les tests en laboratoire. Là encore une bonne nouvelle dans le cadre d’un entraînement structuré !

Facilité d’utilisation

Au niveau ergonomique, en revanche, pas de révolution : les habitués de la marque retrouveront leurs habitudes prises depuis la 3 et les nouveaux venus ne mettront pas longtemps à s’y faire. Encore une fois, pas d’écran tactile mais un système 5 boutons. Vous pouvez en plus créer vos propres fonctions grâce au menu « Raccourcis boutons ».

Les widgets

En revanche, l’affichage des « widgets » (des petits gadgets permettant par exemple de connaître la météo, de voir en un coup d’œil le nombre de pas fait dans la journée ou l’évolution de sa fréquence cardiaque…) évolue : désormais, vous pouvez les avoir sous forme de listes, avec trois widgets par écran. Cela vous donne les infos basiques, il vous suffit ensuite de sélectionner celui qui vous intéresse pour le voir en détails.

Configuration

Mais revenons à des considérations plus sportives. Avec un regret : que la configuration des profils sportifs (course, trail, natation, cyclisme, etc.) ne soit pas gérable à 100% via l’appli mobile. Il faut donc, pour certaines options, faire joujou avec les boutons de la montre. Car si on peut, par exemple, définir ses sports préférés sur son téléphone, en revanche, direction la montre pour régler précisément les données que l’on désire voir apparaître pour chaque sport, les alarmes (par exemple une alarme tous les quarts d’heure pour ne pas oublier de s’hydrater, ou une qui se déclenche quand on dépasse une certaine fréquence cardiaque…), les options concernant la cartographie (couleur des cartes par exemple), etc. Un peu dommage que tout ne soit pas accessible depuis Garmin Connect Mobile !

Programmer des entraînements

Par contre, sans faute en matière de programmation de l’entraînement, comme toujours chez la marque américaine. Vous passez par Garmin Connect, créez la/les séance(s) de vos rêves, envoyez le tout sur la montre, lancez l’entraînement et c’est parti ! Encore une fois, tout est possible.

Précision GPS/altimètre

Quid de la précision du GPS et de l’altimètre ? Côté trace GPS, Garmin utilise désormais une puce Sony. Sur les parcours « simples », sans trop de virages ou de parties couvertes, pas de souci, le GPS fait du bon boulot. Sur des traces plus compliquées, avec passages en sous-bois et/ou virages serrés, ça se complique un peu, sans que le résultat ne soit dramatique. Du côté de l’altimètre, il joue parfaitement son rôle, avec des profils correspondant parfaitement à la réalité.

Pace Pro, votre meneur perso

Nouveauté présente sur cette version 6 : le Pace Pro, qui vous aide à gérer votre course. En gros, vous allez définir une stratégie de course en fonction du parcours, et en particulier du dénivelé que vous allez rencontrer. Vous allez donc importer le parcours dans votre montre (soit en téléchargeant ou créant un fichier GPX) ou utiliser le parcours d’une activité passée. Vous définissez ensuite le temps final que vous souhaitez faire ou l’allure moyenne visée et PacePro vous donne le temps dans lequel vous devez faire chaque kilomètre en fonction de son profil altimétrique. Vous pouvez également demander à ce que votre stratégie vous soit donnée à chaque mile (utile quand vous êtes sur un marathon américain par exemple) ou selon les variations d’altitude. Choix également possible : demander à effectuer une course régulière, un negative split (seconde partie plus rapide que la première) ou un positive split (l’inverse). Fonction très intéressante pour les traileurs : vous pouvez définir un facteur de ralentissement en montée : plus vous êtes bon dans ce domaine et moins ce facteur devra être élevé, alors que ceux qui se traînent dans cet exercice (comme moi !) pourront mettre un facteur élevé, disant en gros à la montre « Ne me mets pas un objectif trop ambitieux quand j’ai un mur devant moi !). A la pratique, je suis un peu partagé : les calculs des allures cibles sont vraiment bien pensés et, au final, cela aide vraiment à gérer son effort, et en particulier à ne pas partir trop vite. En revanche, on se retrouve assez vite « esclave » du système, à vouloir le suivre à la lettre en oubliant ses sensations du moment. Bref, j’ai aimé l’effort technologique  mais ne m’en suis servi que deux fois… Même constat si l’on active l’option « Strava Live », qui vous prévient lorsque vous approchez d’un segment Strava et peut vous indiquer en direct le record sur ce segment, votre record personnel ou celui d’un de vos contacts. Ludique mais difficile de pleinement vivre le moment quand on se rend compte qu’on est 2 secondes derrière le record de son meilleur ami et qu’on se met à foncer comme un dératé pour le battre…

La cartographie et la navigation

Parlons un peu cartographie. Avec une première précision : celle-ci n’est pas disponible sur les versions « de base ». Et, honnêtement, ce serait dommage de s’en passer même si cela demande, peu ou prou, de se libérer de 100 € supplémentaires. La montre est vendue avec des cartes préinstallées, qui dépendent de votre lieu d’achat. Ainsi, avec le modèle « français », j’ai eu droit à une carte mondiale de base, à des données TopoActive européennes et aux cartes de stations de ski. Mais vous pouvez ensuite installer d’autres cartes, gratuites ou payantes. Avec la 6, vous pouvez choisir l’apparence de vos cartes mais aussi les « trends », superposition qui indique les chemins et les routes les plus fréquentés par les sportifs dans le coin. Comme pour le PaceRace, pour suivre un itinéraire, il vous suffit d’importer une trace au format GPX, de la créer sous Garmin Connect ou d’utiliser celle d’une ancienne activité. La navigation est claire et précise, avec des alertes de virage fort utiles. Mais le vrai bonheur, c’est quand la montre crée votre parcours pour vous : dans les options de navigation, depuis le point dont vous voulez partir, vous choisissez « Définition d’itinéraire en boucle ». La montre vous demande alors la distance que vous souhaitez faire et la direction à prendre (est, nord, sud, ouest ou peu importe). La fēnix génère un parcours et vous le propose, avec son profil d’altitude. Si cela vous va, c’est parti, sinon, vous lui en demandez un autre !

Musique, connectivité, suivi d’activité…

Bien entendu, la 6 propose les traditionnelles fonctions connectées (notifications des appels, des SMS, des évènements du calendrier) et un suivi quotidien d’activité (nombre de pas, d’étages, fréquence cardiaque…). Et ceux qui aiment courir en musique pourront stocker leurs MP3 dans leur montre (option non disponible sur les modèles « de base », qui ne permettent que de contrôler le lecteur de musique du Smartphone) et l’écouter via un casque Bluetooth connecté à la montre. Attention cependant : après plusieurs tests, certains casques semblent peu compatibles avec la fēnix, avec en particulier des pertes de connexion régulières. Il faut donc tester en amont histoire de ne pas avoir de mauvaises surprises.

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