Le vieux soldat
Jean-Michel traîne sa flamme rose à l’arrière du peloton du dernier marathon de Paris. Il encourage, il vocifère, il essaie de regrouper au mieux des coureurs en mal d’arrivée depuis près de cinq heures déjà. Alternance de trot et de marche… les minutes s’égrainent lentement, trop lentement, et chaque kilomètre paraît de plus en plus long. Mais à la sortie du bois (de Boulogne), le loup n’a mangé personne et le groupe franchit la flamme rouge du dernier kilomètre. La sono d’abord lointaine devient de plus en plus claire. Le speaker depuis le podium d’arrivée scrute le bas de l’avenue Foch, guette l’arrivée de ce groupe et hurle : « Voici la flamme rose, les “5 heures” arrivent, emmenés par Jean-Michel Besnaaaaard ! » » Merci, merci et encore merci, Jean-Michel ! « Les aventuriers marathoniens et leur body-guard oublient d’un coup leur souffrance, le rythme s’accélère, la ligne d’arrivée est là, enfin franchie. Ils l’ont fait… Le temps s’arrête, les larmes, les étreintes……
