Pronation ou supination… Et ALORS ?

Chez les runners, une question revient en boucle : « Tu as le pied pronateur ou supinateur? »Mais ça signifie quoi au juste ? Quels risques court-on à entrer dans l’une ou l’autre de ces catégories de coureur? Et comment traiter l’affaire ?

> Toute tendance confondue : même démarche !

En une seule minute de course, nos pieds battent la piste 160 à 180 fois. Qu’ils soient supinateurs, pronateurs ou universels, selon les dernières recommandations de l’American College of Sport Medecine, bien les chausser, c’est avant tout, les chausser neutre, avec le moins de corrections, d’amorti et de drop afin de ne pas contrarier le système articulaire et musculaire naturel. En veillant aussi à adapter ses runnings à la longueur des séances, au terrain pratiqué, au poids du capitaine. Et à toujours changer de paire au bout de 800 à 1000km (mais la conserver pour en examiner l’usure), sans jamais y fourrer n’importe quelle semelle. Seul le podologue, après bilan, saura fabriquer l’orthèse idoine pour soulager une hyper-pronation ou une hyper-supination douloureuse qui exigera parfois des séances de renforcement des muscles du pied.

> Pronation : un penchant intérieur plutôt naturel

Comme 35% des coureurs. C’est le pied qui tend à s’affaisser vers l’intérieur de façon exagérée (car toutes les foulées s’orientent vers l’intérieur…), notamment sur les efforts de longue durée. Souvent liée à un pied plat, la pronation se repère à l’usure de la semelle plus marquée à l’intérieur, plus précisément à la déformation du contrefort côté gauche.

Et alors ? Formation fréquente d’ampoules, risque accru de tendinites d’Achille, d’aponévrosites plantaires, de métatarsalgies avant. En cas d’hyper-pronation pathologique, le podologue pourra prescrire des orthèses à glisser dans les runnings universelles.

> Supination : un penchant extérieur dû aux nouvelles runnings
Comme 15% des coureurs, c’est le pied qui se déroule sur la partie externe. Souvent lié aux pieds creux, aux jambes arquées, il repose trop sur les derniers orteils. Les semelles davantage usées à l’avant-pied sur l’extérieur et un contrefort déformé à droite en sont la preuve. Enfin presque, car aujourd’hui toutes les runnings (offrant moins de talon) modifient la foulée et il est classique de voir de la supination là où il n’y en n’a pas…

Et alors ? Durillons à répétitions, risque accru de douleurs méniscales, de tendinite des péroniers latéraux. Là encore, les chaussures universelles sont conseillées d’emblée, avant éventuelles orthèses plantaires médicales en cas de douleurs invalidantes.

MQ

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