S’entrainer en endurance pour aller plus vite
Lorsque le champion éthiopien Haile Gebrselassie bat le record du monde du marathon en 2 h 03 mn 59 s, il court en endurance. Et non en résistance. L’endurance, c’est une allure lente pour bien débuter, mais aussi une allure rapide pour mieux progresser. Et améliorer ses «chronos». Ce qu’il faut donc élever, c’est son niveau d’endurance. Par Bruno Blanchard et Rodolphe Bier, entraîneurs diplômés d’Etat. Si beaucoup de coureurs pensent que les champions courent leur marathon tout le temps en résistance dure (plus de 90% de leur Fréquence cardiaque maximale), ils se trompent. Ces athlètes courent en effet une grande partie de leur marathon en endurance dite active, c’est-à-dire de 80 à 90% de leur FCM. Et cela même si les 10% qui restent sont courus à des fréquences plus élevées proches de 95%. La différence est que leur niveau d’endurance est très supérieur au nôtre. Mais l’objectif est identique : que l’on vise 3 heures, 3 h 30, 4 h ou bien…
