Jurer pendant l’effort, ça aide à performer?
Oui ! C’est la conclusion étonnante d’une étude menée conjointement en Angleterre et aux États-Unis. Laquelle s’ajoute aux bénéfices déjà constatés d’une bonne colère. Pour le mental et le physique, lâchez les vannes ! Jurer, c’est plus de puissance ! Dès 2009, des chercheurs en psychologie de la Keele University (Grande-Bretagne) avaient détecté que dire des gros mots aidait à mieux résister à la douleur. Aujourd’hui, ces mêmes chercheurs et ceux de la Long Island University Brooklyn (États-Unis) affirment que jurer pendant l’effort permet d’augmenter les performances. Se basant pour cela sur une étude menée, avec et sans jurons, sur un groupe de 29 cyclistes (+ 3 % de puissance pendant 30 s en jurant) et de 52 haltérophiles (+ 8 %). Question de désinhibition… Les chercheurs ont du mal à expliquer le lien de cause à effet. Hypothèses avancées : jurer étant libérateur, les invectives pousseraient à être moins prudent, donc à se dépasser. De plus, en permettant de mieux résister à la douleur, donc de mieux la gérer pendant l’effort, le juron rendrait…
