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Semi et Marathon de Paris : « Notre ambition est que ces courses restent accessibles »

Par Simon CHRETIEN , le 11 septembre 2026 , mis à jour le 11 septembre 2026 - 3 minutes de lecture

Nouvel organisateur du Semi et du Marathon de Paris pour les quatre prochaines années, Cadence Running United entend faire évoluer les deux épreuves tout en conservant leur dimension populaire. Parcours, tarifs, tirage au sort, parité, accueil des coureurs internationaux et jauge : Anne Murac, directrice générale de la nouvelle structure, détaille les premières orientations.

Depuis le 8 septembre, les coureurs qui souhaitent participer au semi et au marathon de Paris 2027 peuvent le faire sur le nouveau site internet des épreuves (Asics Marathon de Paris et Hoka Semi Marathon de Paris). Le marathon est programmé le 4 avril et le semi un mois plutôt, le 7 mars.

Hormis ces deux informations principales, beaucoup d’interrogations demeurent sur la nouvelle mouture du semi et du marathon de Paris pour les prochaines éditions. Tentative d’éclairage avec Anne Murac, le nouvelle directrice générale de Cadence Running United.

TOUT SAVOIR SUR LE SEMI ET LE MARATHON DE PARIS 2027

Pour commencer, un petit rappel des faits. Comment en êtes-vous venus à récupérer l’organisation du Semi et du Marathon de Paris ?


Anne Murac : La mairie de Paris est propriétaire de ces deux courses et, tous les quatre ans, elle relance un appel d’offres pour définir l’entité qui aura à charge, pour la mairie de Paris, d’organiser aussi bien le Semi que le Marathon. Le dernier appel d’offres a eu lieu il y a quelques mois et c’est le groupement Cadence Running United qui a été sélectionné pour organiser ces deux courses.

Ce groupement est l’émanation de trois sociétés qui se sont rassemblées pour être plus fortes et répondre à la demande, à savoir le groupe Havas Events, Keneo et OSE. OSE organise notamment l’EcoTrail Paris.

Ces trois entités, complémentaires sur les aspects communication, expertise technique en tant qu’organisateurs de courses et d’événements publics, se sont rassemblées et ont créé Cadence, que je représente aujourd’hui.

Pourquoi avoir mis autant de temps à communiquer ?

Anne Murac : Quelque part, ce calendrier, ce n’est pas nous qui l’avons décidé. La notification de l’appel d’offres a pris un peu de retard à cause du calendrier municipal. La notification officielle du marché est arrivée après l’élection municipale et, derrière, l’un des concurrents a souhaité porter un recours au tribunal administratif. Nous ne pouvions donc pas communiquer tant que ce sujet n’était pas purgé. C’est pour cela que nous sommes officiellement notifiés depuis début juillet seulement.

Le parcours va-t-il vraiment changer sur le Marathon ?

Anne Murac : Je ne vais pas dévoiler de secret, mais très probablement qu’un départ sur les Champs-Élysées et une arrivée avenue Foch, au regard du dimensionnement de la course, c’est quelque chose qu’on travaille avec la municipalité et la préfecture de police. Donc là-dessus, ce n’est pas un secret de polichinelle, car il n’y a pas tant de grandes avenues dans Paris avec un dimensionnement de cette taille-là.

Le Marathon de Paris ressemblera donc au parcours qu’on a connu ?

Anne Murac : Nous avons d’autres ambitions, mais comme je vous le disais, c’est un travail collectif, car c’est très dimensionnant sur la ville de Paris ce jour-là et en amont. C’est donc un travail qu’on mène.

Un parcours sur deux boucles est-il imaginable ?

Anne Murac : Nous avons plusieurs options que nous allons soumettre et, en fonction des impacts pour la ville de Paris, aussi bien pour le Marathon que pour le Semi, on va regarder tout ça avec la Ville. J’espère revenir après le tirage au sort avec un maximum d’informations pour les coureurs.

169 euros le dossard pour le marathon, qu’est ce qui motive ce tarif ?

Anne Murac : On se rend compte et on sait que c’est un budget pour un coureur. C’est quelque part la nécessité d’un équilibre pour livrer cette grande course, qui demande beaucoup d’infrastructures, de technique, de moyens de sécurité pour les coureurs.

Le budget est important, mais on a cette conscience collective chez Cadence de trouver le bon niveau pour permettre au plus grand nombre de s’inscrire. Et si on compare les tarifs avec les grands marathons du monde et des grandes capitales, on est relativement beaucoup moins cher que tous ces grands marathons. Notre objectif était d’avoir un tarif sur lequel la plupart des marathoniens de 2026 ont déjà connu.

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Une augmentation des tarifs dans les années à venir est possible ?

Anne Murac : Notre objectif, en toute humilité, est de livrer ces courses au meilleur standard et d’assurer aux coureurs une expérience qui sera à la hauteur de leurs attentes, de révéler Paris et les Parisiens et de transformer cette journée en vraie fête populaire, pour tout le monde.

La tarification des années suivantes ? Sans présager quoi que ce soit, notre ambition est que ces courses restent accessibles. On n’est rien pour se comparer à New York, Boston ou Chicago. Humilité, humilité, humilité ! L’idée, c’est d’être une fête populaire donc c’est un juste équilibre à trouver mais l’idée n’est pas d’augmenter significativement dans les années prochaines.

Tirage au sort et parité : comment faire ?

Anne Murac : Il sera très cadré et très réglementé, car on veut une transparence totale dans nos process. Il est facile d’imaginer qu’on pourrait adapter le tirage au sort, ce ne sera pas le cas. On souhaite pouvoir donner à tout le monde sa chance.

On considère qu’avec ce délai de trois semaines, cela permettra aux femmes de réfléchir, de s’organiser en équipe et de se dire : « Chiche, on y va ! » Ca donne plus de temps de réflexion aux femmes. Et on souhaite retrouver cette parité dans le tirage au sort.

Il sera totalement aléatoire et c’est un risque. On a tout de même gardé quelques allotements en fonction des partenaires féminins qui souhaitent participer, mettre en place un tirage au sort 100% féminin, si toutefois le tirage au sort nous est défavorable sur ce point.

Quid des coureurs internationaux ?

Anne Murac : Les coureurs étrangers seront comme l’ensemble des coureurs, soumis au tirage au sort. La communauté internationale est habituée à ce type de process et, en plus de cela, nous allons travailler avec les tour-opérateurs qui pourront proposer des packages à cette communauté, avec soit de l’aérien, du train et une proposition hôtelière.

Et ce type de produit part souvent rapidement, notamment chez les Américains. Mais pour les frontaliers, les Européens, ce sera principalement le tirage au sort et on va faire savoir qu’aura lieu ce tirage au sort. La loterie est un usage dans les grands marathons, donc ce n’est pas nouveau.Et on laisse suffisamment de temps pour qu’il n’y ait pas de panique.

Jauge : va-t-elle baisser, diminuer ou être maintenue ?

Anne Murac : Pour le moment, mon objectif est de garantir une expérience sécuritaire et de qualité. Avec ces deux critères, nous allons travailler avec les autorités locales pour savoir, avec ces 60 000 participants, si nous restons sur ces mêmes jauges, ce que nous pourrons faire. Mais à ce jour, je ne peux pas communiquer, car c’est un travail à mener en commun tellement cet évènement à un impact sur la ville et ses habitants.