Nike Air Zoom Pegasus 37 : le test

C’est le navire amiral de Nike en matière de course à pied : la Pegasus revient pour une 37e version. Si vous avez aimé les saisons précédentes, celle-là ne devrait pas vous décevoir, malgré quelques changements majeurs dans le casting…

Si je devais emmener une seule paire de chaussures de course sur une île déserte, type « à tout faire » qui me permette aussi bien de gérer tranquillement mes sorties longues que mes séances au seuil ou mes fractionnés courts, la Pegasus serait sans conteste dans le peloton de tête. Depuis des années, la chouchoute de Nike est un modèle de versatilité, une chaussure prête à réconcilier toutes les chapelles ! J’en fais sans doute un peu trop, mais en testant cette 37e version, je n’ai pas vraiment changé d’avis. Changement de taille ici : le passage, en semelle intermédiaire, à une mousse React, qui rend, en effet, la chaussure plus réactive que la 36, malgré un petit gain de poids. On note également que le système Zoom Air, qui a pour but d’optimiser le renvoi d’énergie, est désormais placé sous l’avant-pied seulement, alors qu’il était précédemment présent sur toute la longueur de la chaussure. Et on s’en rend compte à l’usage : sur une attaque talon franche, on sent bien la différence entre le début de déroulé du pied, sur l’arrière sans Zoom Air, et la fin, avec un effet «rebond» plus que notable.

Et si on attaque avant-pied, on se retrouve avec une chaussure étonnamment dynamique. Il faut noter que Nike a pris la décision de ne pas proposer la même structure aux hommes et aux femmes : partant du constat que les coureuses préfèrent un amorti plus « moelleux » que les coureurs, ils ont « gonflé » la poche du modèle femme à 15 psi (livre force par pouce carré), à 20 pour les hommes. Comparons cela avec le gonflage d’un pneu : plus vous allez mettre d’air dedans, plus il sera dur. Même principe ici…

Accroche surprenante

On se retrouve ainsi avec une chaussure « vivante », qui répond bien aux envies d’accélération, avec un amorti que je qualifierais de « mi-sec » (oui, comme un bon chèvre…). Les fans des chaussures molles et confortables à l’extrême n’y trouveront donc pas leur compte, mais ceux qui préfèrent un juste équilibre entre la planche de bois et le chewing-gum seront là en terre promise. On apprécie également les changements sur le dessus de la 37 : le mesh est plus fin, quasi transparent en fait, ce qui rend la 37 très souple et flexible à la pratique, puisqu’aucun élément entravant le mouvement n’a été ajouté.

Attention aux pieds forts : la Pegasus 37 est assez étroite sur l’avant du pied, ce qui lui donne un look très aérodynamique mais peut gêner. L’avantage, c’est que la souplesse du mesh évite malgré tout des points de pression excessifs et, au fil des kilomètres, on oublie cette relative étroitesse.

Dernier élément intéressant : la semelle extérieure est vraiment très accrocheuse, si bien que j’ai pu l’emmener sur des parcours de type trail sans aucun souci, ce qui est vraiment étonnant pour un modèle route. Alors, je n’étais pas à escalader des pierriers dans les Alpes, mais sur un tracé typé « course nature », la Pegasus 37 se comporte vraiment bien !

Usage et terrain : entraînements et courses route jusqu’au marathon

Poids : 279 g en 44

Prix : 119.99 €

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