• Sac à dos Fitly : le test

    Ce mois-ci Pat a enfilé le micro sac à dos Filty. À défaut de tenir dans la main, se porte-t-il bien sur le dos ? Vérification immédiate ci-dessous.

    Courir est parfois – souvent – une affaire de style. Et ce joli petit sac qui ceint le dessous des seins et les remonte même un brin, je ne lui veux a priori que du bien. Stylé, il l’est, pratique, sans nul doute avec ses multiples zips qui dévoilent autant de poches (peut-être trop, non ?). C’est, comme le dit le pitch commercial, un concentré d’innovations, « le fruit de réflexions profondes sur la biomécanique du corps en mouvement ». Ouh là là. On ramène sa science. Mais c’est vrai qu’il ne brinqueballe pas pendant la course, répartit le poids de façon symétrique (encore faut-il y mettre du sien et savoir ranger, ce qui n’est pas une mince affaire quand le contenant est si riquiqui et le contenu digne d’une armoire à glace), pas plus qu’il ne fait de bruits intempestifs de frottement, exit les scroutch, scroutch des plus agaçants et, enfin, épouse la partie haute du buste parfaitement. Ah oui ? Tant d’efforts sur le confort pour un si petit sac ? Oui, car il s’agit de se concentrer sur l’essentiel : courir. Qui est donc une affaire de style. Et si celui-ci s’affirme dans une insoutenable légèreté, c’est tant mieux.
    Pour revenir à l’essentiel
    Ce n’est pas le moindre des paradoxes du coureur moderne que de vouloir galoper en toute liberté sans toutefois s’affranchir du matériel. N’emporter que le strict nécessaire, donc. Qui peut consister en une clef (celle que je laissais sous le paillasson avant chaque footing à l’époque où la méfiance institutionnalisée façon Vigipirate n’existait pas), un trousseau (celui dont je m’embarrasse aujourd’hui, par pure flemme de retirer la ou les deux clefs qui me serviraient vraiment), un smartphone, deux barres ou gels, quelques pièces pour acheter le pain, on ne sait jamais, une baisse soudaine de gluten… Le strict nécessaire ? Cela dépend pour qui. Parce que pour moi, soiffarde à la limite de l’ivrognerie, je ne peux courir sans boire. À croire que mon corps est habité par Bob l’éponge. Et l’eau et Filty, parlons-en. À moins d’avoir une poche à eau ultraplate, dont le contenu n’étanchera pas ma pépie permanente, sous peine encore d’être confondue avec une runneuse génétiquement modifiée avec un dromadaire, je ne vois pas. Dommage, je l’aurais bien acquis ce petit sac plein de malice et d’astuce. Mais c’est une question de style : je ne veux pas ressembler à un dromadaire. En revanche, avis aux chameaux.

    Verdict

    Ce sac, en dehors du fait que l’on ne peut pas emporter d’eau ou si peu (mais à chacun son strict nécessaire), propose une équation « petit contenant/gros contenu » imparable. Praticité et discrétion, tissu solide, fixations et zips fiables, il offre en outre un très bon maintien lors de la course.

    Les notes de Jogging International

    Confort 4/5
    Efficacité 3/5
    Look 3/5
    Rapport qualité/prix 3/5
    Ceinture thoracique et système de fixation brevetés, protection téléphone résistante à l’eau, tissu écologique anti-odeurs, zips silencieux, séchage ultrarapide, tissu extrêmement solide.
    www.fitlyrun.com
    79 €

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