Coupe-vent Columbia Rogue Runner : le test

Ce mois-ci, Pat s’est carapaçonnée dans le coupe-vent Rogue Runner (Columbia). A-t-elle été emballée ?

Fidèle à mes habitudes d’avant confinement, pour moi, la vie d’après ne changera rien à mon pointillisme digne de Georges Seurat, foulées par foulées, tiret par tiret, j’ai vérifié la fiche technique. Avec tous ces débats covidiens sur qui a tort, qui a raison, il fallait que ma méthode soit irréprochable sans aller jusqu’à se prétendre scientifique (après tant d’auto-proclamations, ce serait limite). Il est rare que je sois si unanime, et que je casse le suspense d’entrée, mais désolée : tout est strictement conforme à la notice. Respecté à la lettre : comme si le peuple français entier portait un masque, respectait les 1 m de distance et se lavait les mains 30 fois par jour tout en n’oubliant pas d’éternuer dans son coude.

Quel vent ?

Toutes les cases de fiche étant cochées, je peux raconter mon vécu sec comme le désert de Gobi dans cette veste miraculeuse : la pluie ? Ne passe pas. Le vent ? Non plus, à tel point que c’en est déstabilisant : comment une si fine et légère couche peut protéger à ce point, diable ? La sueur ? Elle se volatilise, filant vraisemblablement par les ouvertures dorsales, à ce stade, on ne sait plus que penser. Point de marécage donc. On mettra ça sur le dos des ingénieurs qui transpirent, eux, à chercher des solutions pour le bien-être de la runneuse pénible que je suis. Pour le coup, ils ont réussi.

Look cintré compris, revêtement anti-abrasion, personne ne finira par avoir l’impression de s’emballer dans une toile cirée à prise au vent maximale. Oui, j’en ai vu, essayé, des tas de coupe-vent mutants serpillères à la moindre hallebarde, dont la rapidité de séchage était inversement proportionnelle à celle qu’il faut pour avoir la sensation de barboter dans les Everglades.

Là, j’ai établi un crash-test. Pas le truc tout habillée sous la douche revendiqué par certains collapsologues en baskets. Cela n’existe pas, à moins d’en faire une utilisation canyoning (mais si vous lisez bien l’étiquette, tel n’est pas le propos). J’ai juste reproduit ce qui peut se passer dans la vraie vie. Attendu la pluie, enfilé la veste, couru avec, jetée sur le sofa, noyée jusqu’à la membrane. Temps de séchage : 5 mn. A presqu’avoir envie de se recoller sous les cordes. Le bon boulot, ça peut rendre maso. Ça doit être à ça qu’on le reconnaît.

Ce coupe-vent coche toutes les cases : étanche et respirant, léger mais costaud, cintré et confortable, compactable, astuces incompressibles, prix raisonnable. RAS. Bravo.

Prix : 74.99€

Partager sur facebook
Facebook
Partager sur google
Google+
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur linkedin
LinkedIn
Partager sur pinterest
Pinterest

Laisser un commentaire

For security, use of Google's reCAPTCHA service is required which is subject to the Google Privacy Policy and Terms of Use.

If you agree to these terms, please click here.

Fermer le menu