• Tendons, les cordes sensibles

    Du tendon à la tendinite, il n’y a parfois que quelques foulées. Pour ne pas en arriver à stopper votre course, sachez préserver ces “cordes” fibreuses par lesquelles les muscles s’attachent aux os.

    Au cours de l’activité sportive, les tendons sont soumis à des contraintes pouvant aboutir à des états pathologiques. Ces contraintes, sources de blessures, peuvent être classées selon quatre niveaux : le simple surmenage, les microtraumatismes répétés (course à pied), les traumatismes répétés (sauts, par exemple) et les traumatismes importants (chutes, coups). En course à pied, tous les tendons des membres inférieurs sont exposés. Ils subissent des efforts mécaniques très diversifiés, tels que des tractions répétées, des frictions ou des torsions. Dans l’ordre des articulations touchées, le genou, la cheville, puis la hanche.

    Le genou

    La tendinite de la bandelette ilio-tibiale est responsable de douleurs à la course en regard du compartiment externe du genou. Elle a pour origine le frottement du tendon sur le condyle externe (partie inférieure du fémur au genou) lors des flexions répétées de la foulée. C’est pour cette raison qu’on la nomme “syndrome de l’essuie-glace”.

    La tendinite du poplité est une autre cause de douleur du compartiment externe du genou (le poplité, à l’arrière du genou, est un muscle qui sert à la rotation externe du tibia). Les douleurs seront surtout présentes lors de courses en terrain accidenté et en descente.

    La cheville

    En tête au palmarès, les tendinites du tendon d’Achille. Ici encore plus qu’ailleurs, il faudra établir un diagnostic précis afin d’adapter au mieux le traitement, car, dans certaines formes, le repos total n’est pas une obligation pour guérir.

    Au niveau du pied lui-même, on rencontre des tendinites par conflit avec la chaussure, entraînant souvent des teno-synovites (inflammations de la gaine du tendon), par la faute d’une languette inadaptée ou d’un laçage trop serré pour les tendinites du dos du pied. Citons encore les tendinites sur troubles statiques : pied plat valgus pour les tendinites du jambier postérieur ou arrière pied varus (en dehors) pour les tendinites des péroniers latéraux. Chez le coureur à pied, on trouve aussi fréquemment une enthésopathie (inflammation du cartilage) de l’aponévrose plantaire sur l’insertion calcanéenne. Les douleurs se situent sous le talon, avec un dérouillage matinal caractéristique. Le traitement comporte souvent la prescription de semelles orthopédiques.

    La hanche

    La tendinite des adducteurs, par tractions répétées sur leur insertion pubienne, fait partie des pubalgies.

    La tendinite du moyen fessier, plus fréquente chez la femme, apparaît lors d’une boiterie au décours d’une autre pathologie ou d’une inégalité de longueur des membres inférieurs. La douleur siège sur la partie externe de la hanche.

    Les tendinites d’insertion haute des ischio-jambiers : les douleurs sont ressenties dans la fesse, irradiant vers la partie postérieure de la cuisse (elles peuvent être prises pour une sciatique).

    Cette liste n’est pas exhaustive, mais elle illustre 90 % des tendinites que l’on rencontre chez le coureur à pied.

    Un bon examen clinique est souvent suffisant

    Les douleurs seront retrouvées à la palpation, à l’étirement et à la contraction contrariée du tendon incriminé. Des examens complémentaires peuvent être décidés : une radio en cas de tendinite à l’insertion os-tendon, à la recherche de calcification ou d’ossification du tendon. L’échographie, dans des mains expérimentées, pourra confirmer un type de lésion ou guider un traitement. On doit y retrouver un nodule, une fissure, une teno-synovite ou encore un épaississement en cas d’œdème tendineux. L’IRM, examen roi du tendon, ne sera utile qu’en cas d’arrière-pensée d’un traitement chirurgical.

    Le meilleur traitement de la tendinite reste la prévention

    Nous nous devons d’insister sur l’importance de l’échauffement, des étirements, d’une bonne hydratation, d’une alimentation équilibrée, de chaussures de running adaptées à votre pied et du choix des surfaces de course. Un bon bilan médical annuel recherchera des troubles métaboliques et morphostatiques et réduira le risque de tendinites.

    Parmi les traitements dont on dispose, on peut citer le repos (pas toujours obligatoire), les anti-inflammatoires, la mésothérapie, les infiltrations, la rééducation, la cryothérapie, les ondes de choc ou la chirurgie.

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