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  • Un film sur le record du GR34 par Jérémy Desdouets

    Record GR34 Jérémy Desdouets
  • En mai 2021, Jérémy Desdouets a établi la toute première marque du GR 34 en courant. 27 jours, 11 heures et 35 minutes pour parcourir les 2 100 km du célèbre sentier des douaniers qui court entre Mont-Saint-Michel et Saint-Nazaire. Un film documentaire retrace son aventure.

    En mai 2021, Jérémy Desdouets, trailer confirmé originaire du Morbihan, s’élançait dans le défi de sa vie : parcourir l’ensemble du GR34. Un chemin qui longe les côtes de la Bretagne du Mont-Saint-Michel jusqu’à Saint-Nazaire en 27 jours ! Accompagné de son épouse et de sa jeune fille de 8 mois à l’époque, Jérémy Desdouets a été suivi par Théo Cheval. Ce jeune vidéaste, a produit aujourd’hui un film documentaire de 34 minutes retraçant cette épopée.

    La première tentative de record de ce GR34

    Le chemin de randonnée est un tracé exigeant et long, qui longe l’ensemble des côtes bretonnes depuis le Mont-Saint-Michel jusqu’à Saint-Nazaire. Au total : plus de 2 100 km pour 26 000 mètres de dénivelé positif et négatif. Cette marque, qui n’avait encore jamais été réalisée, le jeune breton, l’avait en tête depuis un moment. « J’ai toujours été attiré par les Fastest Know Time, une pratique très développée outre-Atlantique, mais un peu moins en France. En tout cas, pas sur une si longue distance. »

    Les « Fastest Know Time » sont à la mode depuis le début de la pandémie. Faute de courses, de nombreux traileurs se sont challengés sur des distances aux longs cours. Bien souvent sur un sentier de randonnée. Et bizarrement, si de nombreux GR en France ont déjà leur record, jamais quelqu’un n’avait encore tenté le GR34.

    Des débuts compliqués

    Le 15 mai donc, sur la baie du Mont-Saint-Michel, à 8h, Jérémy Desdouets s’élance. « Les premiers jours ont été les plus compliqués. Au départ, il y a de l’excitation, les jambes et le mental veulent y aller. » Mais la souffrance apparaît rapidement, très rapidement. Dès les 3e et 4e jour, le traileur ressent des douleurs. Il faut dire qu’il débute avec le plus gros du morceau.

    Le Breton découvre alors la technicité du sentier nord, entre Saint-Brieuc et Roscoff. « Ici, le terrain cumule les montées et les descentes, il n’y a que très peu de possibilité de récupérer. Le dénivelé est très marqué, le parcours très joueur. C’est beau, mais j’étais en souffrance. D’autant que j’ai connu des jours avec des rafales pleine face à plus de 100 km/h. ». Les ischios, les quadris et les chevilles travaillent dur mais l’aventurier tient bon !

    GR34 Jérémy Desdouets
    Jérémy Desdouets a parcouru l’ensemble du GR34 en 80 jours. © Théo Cheval

    Le temps de l’acceptation

    Débute alors la deuxième portion, qu’il a nommé : « le temps de l’acceptation ». « Le corps s’habitue, je ressens moins de douleur. Le physique se met en place. » Dans le même temps, le terrain s’adoucit. Il entre alors dans une autre course : celle de la gestion. « Avec de longues portions où je pouvais courir à un rythme de 10km/h, on rentre dans une dimension stratégique. »

    Après avoir admiré la pointe du Raz, à l’extrémité Ouest de la Bretagne, Jérémy s’embarque dans sa dernière semaine. « J’arrive dans le Morbihan, chez moi ! Ici, je connais le terrain. A partir de ce moment, l’aventure se transforme en un véritable plaisir. Notamment grâce à l’accueil que mes proches, ma famille, me réservent. »

    Une dernière étape piégeuse

    La météo est aussi plus favorable. Si les kilomètres dans le Golfe du Morbihan représentent « un vrai bonheur », les challenges mentaux se font jour, notamment lors de son aller-retour sur l’île de Quiberon. Mais l’arrivée approche, Jérémy reste pleinement concentré. « Lorsqu’on annonce qu’il reste 350 km, les gens pensent que tu as presque terminé, mais il s’agit tout de même de parcourir encore plusieurs centaines de kilomètres, ce n’est pas rien, surtout avec la fatigue. Ma priorité est alors de ne pas me blesser. Je suis conscient à ce moment que même si le plus important a été fait, tout peut s’arrêter très vite. »

    27 jours de course, soit…80km quotidien

    Après 27 jours de course et une dernière matinée de souffrance, le Graal : Saint-Nazaire. « J’ai ressenti beaucoup d’émotion, mais mon premier sentiment : c’est le soulagement. » Le soulagement, la joie et la satisfaction d’avoir réalisé ce défi. Avec tout de même, la sensation de « pouvoir faire mieux » concède-t-il. Mais qu’importe, le projet est abouti. Les souvenirs remontent alors à l’esprit.

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