Près de 1500 coureurs au rendez-vous du Nevers Marathon

C’était LE marathon de l’année. En tout cas, l’unique organisé depuis l’arrivée du COVID-19 en France. Le Nevers Marathon a réuni de nombreux coureurs, dans un cadre strict, où toutes les règles ont été respectées scrupuleusement. Et la fête fut belle.

Challenge relevé pour la Frenchrun, la petite équipe aux manettes du Nevers Marathon. Ce samedi 24 octobre, ils ont réussi là où beaucoup avait échoué : organiser un marathon en France malgré l’étendue des restrictions. Les obstacles ont été nombreux mais l’abnégation de la centaine de bénévoles a pris le dessus et la parfaite entente avec les autorités locales a permis ce coup de force.

D’abord prévu entre le circuit Magny-Cours et la ville de Nevers, le marathon s’est finalement cantonné au célèbre circuit de F1. Histoire de respecter un protocole sanitaire à la lettre, ce qui n’aurait pas pu être le cas sur le domaine public. Ainsi, toutes les personnes qui entraient sur le circuit se faisaient prendre leur température et évidemment devaient se désinfecter les mains. Chacun, conscient de sa responsabilité, a navigué, dans les allées du circuit, et durant toute la soirée, masqués.

9 tours de circuit

Sur la piste, près de 1 500 coureurs étaient au final réuni, pour participer à l’une des trois épreuves : le marathon solo, duo et l’ekiden. Sous les masques, beaucoup de sourires et un mot qui revenait telle une ritournelle : le privilège. Le privilège de faire partie de cette poignée de chanceux qui ont enfin pu accrocher un dossard, après des semaines de préparation, d’espoirs douchés par les annulations en masse de ces derniers jours.

Et comme les circonstances étaient particulières, la course aussi l’a été. Avec d’abord un départ donné à 20h le samedi soir, au lieu du dimanche matin, 8h. Puis avec un parcours hors du commun : 9 tours de circuits avec deux montées progressives mais longues, là, où quelques minutes encore avant le coup d’envoi, des voitures tournaient à vitesse grand V. Les bolides motorisés ont ensuite laissé place à un peloton conséquent, bien éparpillé sur les 18 mètres de largeur de la route.

Le plus rapide se nomme Abdelilah El Maimouni, qui termine en 2h18min7sec. La plus rapide est Camille Chaigneau qui boucle ce marathon en 2h37min29sec. Qu’importe le résultat. Pour la plupart, la joie de transpirer, d’aller au bout de soi-même et de vaincre les 42.195 km ont remporté la palme. Quel bonheur !

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