Le sport français lance un SOS au président de la République

95 fédérations sportives ont cosigné une lettre ouverte adressée au président de la République, Emmanuel Macron, pour dénoncer le manque de considération du sport de la part du gouvernement dans la gestion de la crise sanitaire.

« SOS : sport en détresse », c’est le titre de la lettre ouverte écrite par 95 fédérations sportives français (dont la Fédération Française d’Athlétisme), ainsi que le comité national olympique et sportif français (CNOSF). « Nous sommes désemparés » écrivent-t-ils dans ce courrier adressé ce lundi 26 octobre à Emmanuel Macron, le président de la République.

Ces derniers, « représentants du mouvement sportif français », estiment que le secteur du sport « ne compte visiblement pas dans les priorités d’action de notre pays en temps de crise ». Ils regrettent que malgré la mise en place de nombreux efforts, et notamment la mise en œuvre de protocoles sanitaires validés par le Ministère des sport, « compétitions et manifestations programmées ou reprogrammées sont annulées, souvent à la dernière minute et en raison d’une application excessive et injustifiée des mesures sanitaires par les autorités locales. »

Les signataires rappellent aussi la difficulté des petits clubs, dont « plus de 80% d’entre eux, seulement animés par des bénévoles, piliers du sport amateur, restent encore aujourd’hui exclus des dispositifs d’aides prévus au plan de soutien piloté par le Ministère de l’Économie. »

Sport et santé

« Nous sommes désemparés aussi car, faut-il encore le rappeler, pratiquer un sport est bon pour la santé et permet de mieux résister face à l’épidémie ! La hausse de l’inactivité touche bien évidemment encore plus durement les populations déjà fragiles ; nous ne pouvons que craindre, impuissants, ses conséquences encore plus désastreuses pour la santé publique de demain. Vous comprendrez donc l’incompréhension qui est la nôtre de subir une stigmatisation aussi violente qu’infondée, car non étayée par des éléments objectifs », alertent aussi les fédérations.

Et de conclure : « Comme vous l’avez indiqué, notre société va devoir vivre avec le virus. Nous devons donc vivre avec lui tant qu’il n’aura pas été vaincu mais nous ne voulons pas disparaître avant lui. »

Vous pouvez retrouver l’intégralité de la lettre sur le site internet du CNOSF

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