Tendinite : avez-vous pensé à revoir votre diététique?

Tendinite : avez-vous pensé à revoir votre diététique?
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Ce que vous mettez dans votre assiette est loin de compter pour du beurre pour vos tendons. Pour éviter qu’ils vous lâchent ou pour hâter leur cicatrisation, ne les surmenez pas et adoptez une hydratation dans les règles ainsi qu’une alimentation non acidifiante.

Hydratation : poussez le bouchon

Pour conserver leur souplesse et donc bien fonctionner, vos tendons ont besoin d’eau. Notamment le tendon d’Achille qui a tendance à stocker les toxines. Une bonne hydratation permet de les éliminer. Au minimum, buvez 1,5 à 2 l d’eau au quotidien. Et davantage les jours de séances, même de 45 min, lors desquelles vous devez avaler 500 ml durant l’heure qui précède et qui suit, en privilégiant des eaux qui « tamponnent » l’acidité (type Vichy ou St-Yorre). Pour avoir la certitude d’être suffisamment hydraté, vérifiez vos urines : tant qu’elles ne sont pas claires, vous devez continuer à vous hydrater. Attention à l’alcool (bière comprise) qui déshydrate et acidifie, tout en favorisant l’inflammation.

Protéines : calmez le jeu

Les protéines, notamment d’origine animale, sont importantes, car garantes de la masse musculaire. Attention, néanmoins, à l’excès de consommation, notamment de viande grasse, fumée ou de gibier, qui produit des déchets acides. Une portion de 130 g de viande blanche à midi et un œuf ou une tranche de jambon le soir suffisent à couvrir les besoins hors compétition sans accroître une production d’acide urique nuisible à la souplesse du tendon. À alterner avec des protéines végétales (lentilles, haricots rouges...) et des poissons gras (saumon, sardine...), dont les bons acides gras essentiels entretiennent solidité et souplesse tendineuse.

Fruits et légumes : tablez sur eux

Ce sont des aliments alcalins : ils luttent contre l’acidité qui abîme les tendons, et favorisent l’équilibre acido-basique au sein de l’organisme. Vous ne devez donc surtout pas les bouder. D’autant qu’ils apportent de l’eau pour compléter votre hydratation, mais aussi des vitamines anti-oxydantes pour compenser le stress oxydatif lié à la pratique et qui altère les cellules. Tous sont bons à consommer sans modération, sauf peut-être les agrumes et les tomates, dont l’excès pourrait, selon certaines études, augmenter l’acidité et, selon d’autres, l’abaisser. Dans le doute, ne vous privez pas. Mais restez mesuré.

Matières grasses : faites le tri

Pas question de tirer un trait sur les lipides, source d’énergie, relais du glycogène et protecteurs des fibres musculaires. Cependant, pour préserver vos tendons, vous devez limiter fortement les graisses animales saturées (acidifiantes) et privilégier les acides gras essentiels apportés par les huiles de colza, olive, noix et soja.

Produits laitiers : sélectionnez

Yaourt et fromage blanc restent vos alliés. Mais, attention aux fromages forts (roquefort) et à pâte dure (emmental, comté, beaufort), très riches en calcium, mais également en matières grasses...