Courir en musique, c’est bénéfique?

Courir en musique, c’est bénéfique?
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Oui et non ! Si une playlist bien choisie peut avoir un impact positif sur la performance, elle peut également nuire à la santé du coureur... Tout est affaire de circonstances.

Oui à la musique...

  • Essentiellement, pour travailler votre cadence, améliorer le geste technique et, aidé par le bon tempo, vous rapprocher le plus possible des 180 appuis par minute, ce qui est considéré comme la foulée idéale, légère, efficace et sans risques de blessures ! C’est là, pour les entraîneurs, le principal atout de courir en rythme.
  • Pour augmenter vos performances de 15 à 20 %, comme le met en exergue une étude ­britannique, qui constate notamment que le plaisir de courir sur une musique appréciée stimule la sécrétion de dopamine et de sérotonine (neurotransmetteurs du bien-être), développant par ricochet la motivation, ­l’endurance et la résistance, donc les performances physiques et cardiaques. Ainsi, sur une musique rythmée à 120 pulsations/min, plus les basses seraient fortes, plus le mental en sortirait renforcé.
  • Pour rendre les phases d’échauffement et de récupération plus agréables… et ne plus avoir envie de les zapper !

Non à la musique...

  • Si vous êtes fatigué car, en augmentant votre résistance, la musique fait clairement reculer votre seuil de fatigue et de douleur, vous empêche de rester à l’écoute de vos sensations et de savoir quand vous arrêter. Dans ces conditions, la blessure guette... Plus encore si vous utilisez la musique pour rompre la monotonie d’une séance longue.
  • Si vous courez en ville, que le trafic soit dense ou pas. A fortiori de nuit. Même avec un casque à conduction osseuse laissant filtrer les bruits environnants, la musique détourne votre attention. Dans cet environnement, un accident avec une voiture ou un bus électrique, sans parler des cyclistes, est très vite arrivé.
  • Si vous faites du fractionné (pas évident d’alterner les bons rythmes), que vous courez en groupe ou avec un coach (pas terrible pour la communication) et que participez à une épreuve (interdit par la FFA).