Chaud ou froid : dans quels cas?

Chaud ou froid : dans quels cas?
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Les deux sont efficaces pour soulager la douleur sportive. Mais c’est en fonction de la nature de la blessure qu’il faut appliquer l’un ou l’autre. Sans se tromper.

Du chaud pour décontracter

La chaleur élargit le diamètre des vaisseaux, accentue le flux sanguin et permet de chasser les toxines qui contractent les muscles. Par conséquent, mieux oxygénés et à nouveau mieux alimentés en glucides et lipides, les muscles retrouvent de l’élasticité. Et cette décongestion atténue la douleur.

  • Idéal sur : contractures musculaires, courbatures, lumbagos, mal de dos, crampes.
  • Précautions : en accentuant le flux sanguin, le chaud aggrave les saignements. Donc, jamais sur une entorse, où le risque d’épanchement sous-cutané est toujours présent. Ni sous forme de compresse ou de pommade chauffante.

Du froid pour résorber

En contractant les vaisseaux, le froid diminue le débit sanguin, ce qui minimise le gonflement formé par une inflammation au niveau des muscles ou des articulations. En plus de réduire l’oedème, le froid possède un pouvoir analgésique hors pair. Le soulagement engendré peut ainsi durer de 30 min à plusieurs heures en fonction de l’intensité du choc thermique, qui va lui-même ralentir l’influx douloureux envoyé au cerveau. Pour une réelle efficacité, glacez pendant au moins 20 min, 3 à 5 fois/jour.

  • Idéal sur : tendinites, claquages, luxations, foulures, entorses.
  • Précautions : le froid brûle ! Ne posez jamais de la glace directement sur la peau. Enveloppez-la d’un linge ou préférez les poches spécifiques. Si vous utilisez un spray réfrigérant, respectez toujours une distance de 20 à 30 cm. Et abstenez vous toujours de glacer sur une plaie ou en cas diabète avancé, ou de maladie de Raynaud.