Ondes de choc, traitement de choc ?

Ondes de choc, traitement de choc ?
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À la moindre blessure traumatique, on les réclame. Pour autant, les ondes de choc ne sont pas des faiseuses de miracles. Question d’indication, mais de bonne conduite aussi.

Sur quelles blessures ?

Principalement, les tendinopathies, surtout quand il y a calcification ou fibroses, ces cicatrices de mauvaise qualité qui forment une boule sur le tendon. Outre un effet antalgique, l’objectif des ondes de choc est de « casser » peu à peu ces fibroses pour retrouver un tendon opérationnel. En revanche, elles ne sont pas indiquées sur les bursites, inflammation de la gaine du tendon ni sur les tendons fissurés.

Quels résultats et en combien de temps ?

Il faut au moins six séances, à raison d’une à deux au maximum par semaine pour obtenir des résultats. Inutile de multiplier les rendez-vous hebdomadaires : taper avec des ondes de chocs consistant à abîmer la structure, il faut impérativement faire suivre chaque séance d’une période de régénération.

Quelles contre-indications ?

Les ondes de choc provoquent des « remous » jusqu’à 3 cm à l’intérieur des tissus. Elles sont donc contre-indiquées en cas de risque hémorragique, d’infection aiguë, de plaie cutanée et bien sûr dans les zones pulmonaire et cardiaque. Sans parler des femmes enceintes...

Et si ça ne marche pas ?

Les résultats doivent être probants en six à dix séances. Sinon, il faut s’interroger sur la validité du diagnostic de départ (une IRM peut alors être nécessaire), mais aussi sur votre bonne conduite (avez-vous vraiment modifié votre pratique sportive, fait fabriquer les semelles conseillées ?). Il est possible aussi que votre tendinopathie chronique ne réponde pas aux ondes de choc. Dans tous les cas, poursuivre les séances pourrait être dommageable : les ondes détériorent pour mieux reconstruire, mais au-delà d’une certaine dose, elles peuvent endommager tout court. Mieux vaut alors, après un nouveau diagnostic, revenir aux techniques classiques (massages transverses profonds, travail en excentrique...).