Le smoothie, une bonne boisson d’effort ?

Le smoothie, une bonne boisson d’effort ?
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Non ! S’il permet de s’hydrater sain et gourmand, il n’est pas fait pour soutenir l’effort. Mode d’emploi pour bien en profiter.

En récupération, mais pas pendant l’effort

Un smoothie, c’est un mélange de fruits mixés dans leur intégralité. Comparé à un fruit entier, ce traitement les prive d’une partie de leurs vitamines et, donc, de leur richesse en antioxydants permettant de lutter contre la production de radicaux libres générée par la course... Reste que, riche en eau (les fruits en contiennent jusqu’à 90 %), il hydrate, et ses fibres, même si elles sont moindres que dans un fruit entier, nourrissent les bactéries utiles à la bonne santé de la flore intestinale et stimulent le transit. Il peut donc constituer une bonne gâterie en récupération, mais en aucun cas une boisson d’effort !

Attention aux abus

Comme le fruit entier, un smoothie contient environ 12 g de glucides rapides : en boire 100 ml équivaut à avaler deux à trois morceaux de sucre. Cependant, contrairement au fruit entier, sa forme liquide fait grimper son indice glycémique et, par conséquent, le taux de sucre dans le sang. S’il est donc intéressant en récupération, c’est aussi selon l’intensité de la course : 250 ml après un marathon, d’accord, mais pas plus de 100 ml après un 10 km.

Il faut bien le choisir et... le mâcher

Evidemment, mieux vaut le préparer maison, s’en tenir aux fruits purs et les additionner de lait. Dans le commerce, fuyez les produits dont l’étiquette affiche plus de 12 g de glucides/100 ml, signe que des sucres ont été rajoutés. Et dans tous les cas, pensez à mâcher votre smoothie : même moins solide qu’un fruit, en raison de sa richesse en fibre, c’est impératif, afin de bien enclencher le mécanisme de digestion (qui prend entre 1 et 4 h). Et, attention aux intestins fragiles...