Doper les globules rouges, c’est forcer sur la viande rouge ?

Doper les globules rouges, c’est forcer sur la viande rouge ?
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Non ! Même si la couleur est la même, un bon taux de globules rouges rime surtout avec fer. Et pour doper la performance, il n’y a pas que dans l’entrecôte que l’on en trouve !

Pourquoi il faut reconstituer le stock ?

Pour que les globules rouges puissent transporter l’oxygène des poumons vers les tissus – et notamment les muscles – et favoriser l’expulsion du gaz carbonique, ils ont besoin de fer. L’organisme ne sachant pas fabriquer cet oligo-élément, c’est l’alimentation qui doit le lui fournir. Et régulièrement, car dès qu’il y a carence, le nombre de globules rouges diminue et les muscles, moins bien oxygénés et plus encrassés, fatiguent vite. Vous risquez alors crampes et essoufflement. Or, le fer a vite fait de fuiter chez le coureur qui s’entraîne intensivement, en raison des micro-traumatismes induits par la course et de micro-hémorragies digestives (dues à la déshydratation). Et plus encore chez les femmes en période de règles.

Que manger en dehors de la viande rouge ? 

Le fer d’origine animale est toujours mieux assimilé que celui d’origine végétale. Et si vous aimez, c’est le boudin noir, les abats et les huîtres qui en sont les plus riches, devant le bœuf et le canard. Mais vous pouvez aussi faire le plein en mode végétarien, via des légumes secs (lentilles, haricots blancs), des céréales complètes et de la spiruline (micro-algue à saupoudrer sur les aliments). Et, surtout, en misant sur la vitamine C (fruits et légumes à chaque repas) qui augmente l’absorption digestive du fer.

En cas de fatigue non expliquée par un régime restrictif, un gros stress, une insomnie, parlez-en à votre médecin : un dosage sanguin de la ferritine sérique permettra d’y voir plus clair sur vos réelles carences et d’y remédier en un mois. Par le biais de ­l’alimentation, d’une supplémentation adaptée (trop de fer peut être dangereux) et peut-être d’une réduction de charge d’entraînement.