Patraque, on s’entraîne quand même ?

Courir quand on est malade
Le

Tout dépend du degré de fatigue et des signes associés... Même si vous êtes en préparation de compétition, ne jouez pas avec le feu.

S’il y a « état fébrile », pas question !

Une fièvre, même légère assortie de frissons et courbatures : c’est ça un état fébrile. Et dans ce cas, vous devez raccrocher vos runnings jusqu’à totale guérison pour ne pas risquer d’accident cardiaque. En prenant votre température le matin, 10min après le lever mais avant de vous agiter et d’avaler un antipyrétique (qui fait baisser la fièvre en moins de 20min) et en réitérant l’opération vers 17h pour vérifier que la baisse est bien réelle. Sans thermomètre, ne vous fiez pas à la main sur le front mais checkez vos urines (foncées malgré une bonne hydratation = potentielle infection), mesurez votre pouls (accéléré = fièvre) et la longueur de vos frissons (toujours présents après un repos = fièvre résiduelle).

Sinon, oui, mais avec précautions...

Nez qui coule, bouché, éternuements, toussotements... c’est inconfortable mais ça n’empêche pas de courir. Mais prudence car un rhume ça fatigue (on dort et on mange moins bien, on risque davantage de se blesser) donc pas de longues séances ou de fractionné. D’autant que, lors d’entraînements très intenses, le système de défense immunitaire diminue... et le risque d’infection augmente. Visez du court (40min max en endurance fondamentale), équipez-vous technique, couvrez votre tête s’il fait froid, hydratez-vous bien. Avant de sortir, évitez les lampées de sirop antitussifs (risque de somnolence) et les décongestionnants nasaux à la pseudoéphédrine (potentiels risques cardio chez les hypertendus). Faites plutôt confiance au paracétamol (max 3g/jr), à la vitamine C et au sérum physiologique pour dégager le nez.