Le marathon au féminin : Les spécificités féminines

Peloton : La Nouméenne
Le

Quelles sont les spécificités féminines ?

1. Les seins.
En course à pied mais aussi lors de beaucoup de pratique sportives, les seins sont soumis à des mouvements complexes qui peuvent entraîner traumatismes et douleurs. Le port d’un soutien-gorge adapté est fortement conseillé afin de les protéger et éviter qu’à la longue, les vibrations dues à la course à pied ne détruire les fibres du tissu conjonctif.

Pour les irritations du téton, deux options : mettre un peu de vaseline sur le mamelon, ce qui va diminuer le frottement ou alors le recouvrir de sparadrap. C’est le plus efficace.

Plus d'information : Comment choisir son soutien-gorge

2. L’influence du cycle.
En cas de règles irrégulières ou d’absence totale de menstruation chez des marathoniennes précédemment bien réglées, une consultation médicale s’impose afin de prévenir un développement d’ostéoporose.
Les douleurs menstruelles sont nombreuses chez les sportives qui se plaignent de douleurs avant ou pendant leurs règles. Il existe aujourd’hui des moyens de soulager ces douleurs, auxquels les athlètes féminines peuvent fort bien recourir pour prévenir les baisses de performance.
Il ne faut pas obligatoirement arrêter de courir au moment des menstruations. Les antidouleurs comme le paracétamol sont nécessaires pour certaines mais cela n’interfère pas avec le schéma de la course s’ils sont pris une heure avant celle-ci.
Bien que la course réduise parfois le flux menstruel temporairement, le port de serviettes hygiéniques reste nécessaire. Emmener, lors d’une course, une trousse contenant un rechange est une meilleure solution que de porter une serviette trop volumineuse qui pourrait irriter la peau. Mieux, si les règles arrivent au moment du marathon, il sera possible, si l’athlète est sous contraception orale, de ne pas interrompre son traitement. La plaquette suivante sera débutée immédiatement et les règles ne se déclencheront pas.
Chez la femme, les menstruations augmentent bien sûr ces pertes sanguines, cela explique que les déficits en fer sont plus fréquents chez la sportive que chez le sportif. Il a aussi été évoqué le rôle aggravant du stérilet qui peut provoquer des micro-saignements lors des traumatismes à chaque foulée chez la coureuse. Chez les sportives très entraînées ayant des menstruations importantes et/ou une alimentation déséquilibrée, on pourra faire une cure de fer préventive un mois deux fois par an. De plus, on conseillera plutôt une contraception par mini-pilule plutôt que par stérilet car celui-ci augmente l’abondance des règles et donc la perte sanguine et de fer.

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3 Commentaires
Malouin - Endurance

Tortue comme je suis, il m'est difficile de cacher que c'est mon allure préférée. ;-)

le 04/04/2010
FER - ENDURANCE

L'endurance est primordiale est doit représenter 70 °/° de l'entrainement . Maintenant on peu faire de l'endurance au seuil ( proche de la résistance douce) . C'est en variant les rythmes que l'on progresse. Il est evident que sur une cote pour rester en endurance il faut baisser l'allure et pour cela il faut avoir un cardio ou bien se connaitre pour rester dans les pulsations de l'endurance

le 23/06/2009
JIHELLA - la sortie longue et le marathon et +

Je trouve qu'il y a un problème avec la durée de cette séance sur la plupart des plans d'entraînement; ceux-ci sont calqués sur ceux des athlètes de haut niveau (marathon en 2h et 5 à 10 mn). Or, en deux heures d'endurance (75% de la fcm) ces athlètes parcourent environ 35km, ce qui n'est pas très loin, bien qu'inférieur, de la distance de la compétition à venir... Tandis qu'un athlète amateur, de niveau moyen ou vétéran ou les trois(majorité des pelotons) va parcourir en deux heures à deux heures quinze d'endurance aux environs de 20 à 25 km (compte tenu des arrêts, etc...), ce qui constitue une bonne sortie longue, mais on est assez loin de la distance de la compétition,; d'où les problèmes de mur des 30km etc... (C'est encore plus flagrant quand les sorties longues conseillées pour les ultra-trails sont de trois heures de course, alors que le traileur va en fait marcher (dénivelé) pendant des dizaines d'heures.) Pourquoi ne pas conseiller plutôt un kilométrage (environ 85%de la distance)à réaliser avec éventuellement des moments de marche active, plutôt que de se focaliser sur une durée qui correspond , en fait à la moitié de l'effort total à réalisere le jour de la compète. Qu'en pensez-vous?

le 27/05/2009