Les bons produits de mai

Fraises
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Une période particulièrement intéressante pour le coureur à pied avec des étals riche en produit participants à l’énergie globale du corps. Un apéritif avec des crevettes, une escalope de veau, des légumes primeurs et des fraises en dessert… Laissons nous aller !

Chez le boucher.

De début mai jusqu’à fin juin, c’est la période du veau dit «sous la mère » ou « de pentecôte » : ce veau a été nourri au lait naturel entier et il se reconnaît par un label rouge, signe de qualité. Sa viande est fine et tendre, riche en protéines de qualité irréprochable et peu grasse (à peine 5 g pour 100 g), ainsi qu’en vitamines du groupe B. Parmi elles, la vitamine PP, qui participe à gérer l’énergie globale du corps, est intéressante pour l’équilibre du joggeur. Le veau, surtout l’escalope, est la plus riche des viandes en cette vitamine.

Chez le poissonnier.

Les crevettes sont très « tendance » en apéritif au moment des tout premiers rayons de soleil. Gorgées d’oligo-éléments (brome, cobalt, cuivre, lithium, zinc…) luttant contre le stress, les fatigues et les troubles neuromusculaires, elles sont une mine d’or en protéines puisque deux simples poignées de crevettes cuites sont équivalentes à un steak de 150 g tout en apportant moins de 2 g de graisses !.. Ne rajoutez pas trop de mayonnaise ou de beurre pour réellement profitez de leurs bienfaits récupérateurs et constructeurs.

Chez le primeur « légumes ».

Parmi tous les légumes qui envahissent les étals du printemps, l’artichaut est tout particulièrement intéressant : d’un goût agréable et amusant à consommer, ce légume présente une forte teneur en potassium et surtout en inuline, ce qui en fait un diurétique idéal pour éliminer les déchets du métabolisme notamment musculaires. Il est également riche en calcium (50 mg aux 100 g), en manganèse (équilibrant nerveux) et en magnésium (40 mg). Contenant du cuivre et du zinc, il favorise aussi la synthèse des globules rouges. Enfin, une infusion de feuilles d’artichaut (que l’on ne consomme habituellement pas) renferme de la cynarine qui active les fonctions du foie et la digestion. Choisissez-le compact et lourd, mais pas forcément gros, et consommez-le rapidement après l’achat, car sinon il peut devenir toxique. En excès cependant, il peut provoquer quelques ballonnements.

Chez le primeur « fruits ».

Premier fruit rouge de l’année annonçant les premières journées ensoleillées, la fraise contient de nombreuses molécules qui en font le fruit idéal pour récupérer et retrouver du tonus : la vitamine C (autant qu’une orange), le soufre (oligo-élément « anti-inflammatoire » permettant de lutter contre les courbatures) et la vitamine B9 (impliquée dans le renouvellement cellulaire) y sont très présents. Mais elle contient également une substance proche de l’aspirine, l’acide salicylique, ce qui peut soulager quelques maux de têtes ou douleurs articulaires acquis avec l’enchaînement des courses, marathons, entraînements… On la choisira parfumée, ferme et brillante, issue de variétés réputées (gariguette, ciloé, mara des bois, ciflorette, valeta…), que l’on consommera rapidement de par sa fragilité, juste rincée et surtout pas trempée, car elle perdrait non seulement sa saveur mais aussi ses précieuses vitamines. Avec à peine 35 kcal au 100 g, du moins si elle n’est pas noyée de crème, elle peut se déguster nature, à peine sucrée, avec un filet de citron, parsemée de menthe ciselée, arrosée d’un filet de vinaigre balsamique ou saupoudrée de poivre du moulin. Les fraises peuvent se congeler pour profiter de leurs bienfaits tout au long de l’année.

Chez le fromager.

Profitez des laitages frais (attention toutefois aux pourcentages de matières grasses) pour les collations, petits déjeuners d’après entraînement. Ils sont également les compléments culinaires des fraises et même des artichauts en remplaçant la traditionnelle vinaigrette par des laitages battus avec échalotes, poivre, câpres, herbes…