Diététique: les bons produits d'avril

1. equilibré
Le

Avec l'arrivée des beaux jours, l'entraînement s'intensifie. C'est le moment de faire le plein de vitamines que contiennent naturellement les aliments qui arrivent en ce moment sur nos étals. Faisons donc ensemble notre marché d'avril.

Chez le boucher.

Durant la période de Pâques, l’agneau est très à la mode, par coutume religieuse ou habitude populaire. Le joggeur se méfie de cette viande car il sait qu’elle regorge bien souvent de graisses saturées, donc potentiellement inintéressantes pour la forme et la santé. Pourtant, tous les morceaux d’agneau ne sont pas à mettre dans le même panier. Le gigot (10 g pour 100 g), la selle (11 g) et l’épaule maigre rôtie (13 g) se situent dans la moyenne des autres viandes, contrairement aux côtes (20 g), collier (ou navarin présentant 20 g), poitrine (20 g), haut de côte (25 g) ou le jarret (20 g) qui sont effectivement trop gras. L’agneau devrait aussi retenir l’attention du coureur car sa chair apporte des protéines d’excellente qualité, du zinc, du fer, de la niacine et de la vitamine B12. Tous ces éléments réunis ont contribué à ce que la diététique chinoise traditionnelle attribue à la viande d’agneau des vertus toniques.

Chez le poissonnier.

C’est une saison où dominent les poissons à chair blanche, très pauvres en graisses (lieu, merlan, limande, colin…). Leur avantage se situe surtout dans la qualité de leurs protéines. Le soir, au four, en filet à la poêle ou au court-bouillon, ils peuvent alléger les repas de fin d’entraînement.

Chez le primeur « légumes ».

C’est le début des légumes nouveaux (carottes, pommes de terre…) qui prendront tout leur intérêt en mai. Mais le mois d’avril représente surtout le temps des asperges. Peu calorique (à peine 25 kcal au 100 g), l’asperge se distingue par sa richesse en minéraux (phosphore, calcium, fer…) que l’on conservera parfaitement grâce à une cuisson vapeur. Elle contient par ailleurs des substances azotées originales (dont l’asparagine) qui lui confère des propriétés diurétiques. Elle stimule en douceur les fonctions d’élimination de notre organisme. Riche en potassium et très pauvre en sodium, elle facilite le travail rénal. Ainsi, elle sera idéale au menu des repas d’après entraînements intenses ou d’après course. D’autre part, des vitamines B (B1, B9, PP…) sont contenues dans les pointes. Attention, elles se conservent mal. Enveloppez-les dans un linge humide avant de les mettre dans le bas du réfrigérateur. Contrairement aux « blanches » qui n’ont pas vue la lumière, les joggeurs préféreront choisir les variétés vertes ou violacées car elles contiennent d’avantage de pigments anthocyanes (excellents pour renforcer les vaisseaux sanguins) et de carotènes (antioxydants). Elles se consomment nature, avec un peu de crème fraîche (allégée) et de ciboulette ou une vinaigrette citron-huile d’olive, ou en gratin, en soufflé, dans une omelette, dans un velouté…

Chez le primeur « fruits ».

Découvrons le pomelo, issu d’un croisement entre une orange douce et un pamplemousse. Contenant très peu de pépins, il désaltère, rafraîchit et se laisse consommer sans crainte d’excès caloriques (à peine 45 kcal au 100 g). Il fournit un large éventail de minéraux (dont le calcium) et comme les agrumes, un taux intéressant en vitamine C. Il favorise aussi le transit intestinal et sa saveur acidulée augmente les sécrétions gastriques tout en stimulant la sécrétion biliaire. Il prend alors tout son intérêt au petit déjeuner du coureur.

Chez le fromager.

C’est le moment de découvrir le chaource, fromage de lait de vache entier de la région Troyenne. Mais avec modération, car s’il est riche en calcium (plus de 150 mg pour une petite portion de 40 g) et en vitamine A (136 µg pour la même portion), il est un peu gras (l’équivalent d’une cuillère à soupe d’huile toujours pour 40 g) !…