Pourquoi ce point de côté dès que j'accélère ?

pointdecoté
Le

Le point de côté, violente douleur ponctuelle, peut se situer au niveau des flancs, de la clavicule ou sous les côtes. Sa cause, sans être scientifiquement établie, est généralement considérée comme d’origine musculaire ou vasculaire. Explications

Point de côté et accélération. | Photo Vincent Lyky

Il peut s’agir d’une crampe d’un côté du diaphragme ou d’un engorgement sanguin des organes situés juste en dessous de celui-ci et à son contact : le foie à droite, la rate à gauche. La douleur peut alors être ressentie sous les côtes, au niveau de l’organe lui-même, ou projetée au niveau claviculaire pour des raisons anatomiques. Pour cette même raison, une douleur au niveau du diaphragme est projetée au niveau des flancs.

Démarrer progressivement

Éviter l’apparition de cette douleur invalidante et pénalisante durant la course demande quelques précautions et attitudes préventives, que ce soit pour démarrer un entraînement, une course ou lors d’accélérations.

En premier lieu, il est souhaitable de ne pas courir l’estomac plein, car ce dernier vient alors comprimer le muscle diaphragme et gêner son bon fonctionnement. Ensuite, le démarrage de l’entraînement doit être progressif. Et comme, en compétition, il est le plus souvent rapide (notamment lors des courses courtes), vous devrez avoir fait un échauffement de plus en plus dynamique afin que le système cardio-vasculaire soit performant dès le départ.

Partir trop vite avec un système cardio-vasculaire non encore adapté à l’effort, notamment au niveau veineux, expose à un engorgement sanguin du foie et de la rate, qui se trouvent alors comprimés dans leurs capsules respectives. Cette tension capsulaire serait à l’origine des douleurs.

Cesser de parler au moment d’accélérer

Il est également fortement déconseillé de parler –cela arrive à l’entraînement surtout – lors de l’accélération de l’allure. La parole ne s’opère que sur le temps d’expiration et ampute d’autant les besoins de ventilation de la course, favorisant l’apparition du point de côté. Les accélérations devront de préférence être progressives, sans à-coup brutal, afin d’éviter ce phénomène d’engorgement sanguin.

Lorsque malgré tout le point de côté survient, il convient de ralentir l’allure et parfois même de se mettre à marcher en effectuant d’amples mouvements d’inspiration suivis d’expirations forcées, en contractant puissamment la musculature abdominale tout en cassant le tronc en avant. La course peut ensuite être reprise en réaccélérant progressivement tout en forçant un peu sur l’expiration. Une fois le point de côté évanoui, ce que j’espère pour vous, la voie sera libre pour la poursuite de votre effort en toute quiétude.