Éviter le point de côté

Point de côté
Le

Véritable handicap durant l’effort et hantise pour le coureur à pied, le point de côté est aussi célèbre pour les sportifs que méconnu par la science. Si on ne le connait pas très bien, on sait comment s’en débarrasser ... et l’éviter.

Le point de côté se définit généralement comme suit : une douleur survenant à l’effort, localisée dans la partie supérieure de l’abdomen ou à la base du thorax, plus fréquente du côté droit.
Pour l’instant, il n’existe que des suppositions sur la localisation précise et l’installation du point de côté. Aucune vérité scientifique n’ayant été établie, on reste fixés sur deux origines possibles.

Le diaphragme

Il constitue le principal muscle respiratoire ; situé sous la partie inférieure du poumon il sépare ce dernier de la cavité abdominale. La douleur résiderait en une crampe du diaphragme favorisée par une faiblesse de la musculature abdominale, provoquant un ballottement excessif des organes intra-abdominaux (viscères) durant la course. Le diaphragme pourrait aussi déclencher des douleurs lors d’une mauvaise adaptation à l’effort de sa ventilation, on obtient alors une contracture de celui-ci.

Origine digestive

Le colon pourrait souffrir et déclencher des douleurs lors de l’effort au niveau de ses angles (angle du gros colon à la partie supérieur externe droit et gauche de l’abdomen) par distensions de ces derniers.

Que faire lorsque la douleur arrive ?

Tous les sportifs ont leurs remèdes miracles : de la pierre que l’on sert dans le creux de sa main à la forte pression exercée sur la douleur. La moins mauvaise solution serait d’éviter que le point de côté ne s’installe mais s’il arrive, il est préconisé de ralentir son allure et de chercher la solution dans sa respiration.

Pour éviter le point de côté, il faut surveiller sa respiration : essayer d’avoir une bonne amplitude et une ventilation régulière, avec par exemple deux temps inspiratoires et trois expiratoires (ou 1 et 2).
Il faut aussi s’attacher à avoir une bonne ceinture abdominale afin d’éviter une trop grande mobilité des organes digestifs à l’effort. Enfin, afin d’éviter une distension et une souffrance des angles coliques on veillera à respecter une alimentation appropriée et un temps de digestion suffisant avant l’effort. Enfin, bien entendu, une bonne gestion de son stress reste indispensable.

1 Commentaire
FER - indispensable

Il faut vraiment intégrer ces 3 allures dans l'entrainement pour progresser. Et pas seulement pour le marathon mais pour tous types de courses.Mais l'endurance doit quand même représenter 65 à 70 °/° de l'entrainement.

le 09/06/2009