Votre marché de mars !

Kiwi
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A chaque saison, ses produits. Voici notre marché du mois... de mars. Nous voici dans un mois de transition avant l’arrivée du printemps, l’occasion de se rendre un peu plus souvent à l’étal du poissonnier.

  • À l’étal du boucher. Sans faire l’impasse sur les viandes, on peut profiter de mars pour découvrir les abats (foie, cœur, rognons…). Ils sont très pauvres en graisses et très riches en vitamines B et en fer, molécules fortement impliquées dans les mécanismes de la respiration, avantageant donc notre reprise à l’entraînement et nos premières courses. Attention toutefois à leur richesse en acide urique. Il faut alors veiller à bien boire notre ration quotidienne en eau pour contrecarrer son accumulation qui pourrait gêner la récupération musculaire.
  • À l’étal du poissonnier. C’est la pleine saison de la sole, ce poisson plat des mers du nord. D’une chair ferme et fine, elle est toujours savoureuse. La meilleure est sûrement la sole franche ou vraie sole, issue des fonds sablonneux de la Manche. On la trouve surtout entière et vidée ou en filet. Choisissez-la bien fraîche, son corps restant rigide et sa peau brillante. Peu calorique (à peine 100 kcal pour un bon filet de 150 g) et peu gras (1 à 2 g de graisses par portion), ce poisson est riche en protéines et essentiellement en acides aminés à rôle structural nourrissant les fibres musculaires. Bien que toutes les cuissons lui conviennent, savourez-la en papillote, juste agrémentée d’un filet d’huile d’olive, d’oignons en lamelles et d’une petite julienne de légumes saupoudrée de graines de coriandre.
  • À l’étal du primeur « légumes ». Le mois de mars est une période transitoire entre la fin de l’hiver et le début du printemps, ce qui fait que les légumes proposés ont un léger goût de « déjà vu ». Mais en attendant les légumes primeurs des premiers rayons de soleil, la famille des crucifères est toujours bien représentée sur les étals, et notamment les choux de Bruxelles. Ces derniers méritent d’être redécouverts, car non seulement ils contiennent comme tous les choux des glucosinolates, molécules désignées par de nombreuses études comme des candidats-protecteurs contre divers cancers, mais ils contribuent fortement à couvrir les besoins en potassium, en phosphore (intégré dans les molécules énergétiques musculaires ATP et CP) et en acide folique (ou vitamine B9). Cette vitamine est nécessaire à la formation des globules rouges et à l’entretien du système nerveux. Peu caloriques (à peine 30 kcal pour 100 g cuit), les choux de Bruxelles n’en demeurent donc pas moins d’excellents stimulants physiques et un remontant mental pour le joggeur.
  • À l’étal du primeur « fruits ». Parmi les nombreux fruits exotiques, l’éternel kiwi doit tout particulièrement attirer l’attention. En mars, il s’agit bien souvent d’une production française, alors qu’en été et en automne il est importé de Nouvelle-Zélande. Son grand atout est sans conteste sa richesse en vitamine C, puisque deux petits kiwis suffisent à couvrir les apports nutritionnels de la journée (110 mg). Cette vitamine protège entre autres les cellules fortement oxydées par la pratique sportive Mais le kiwi est aussi un des fruits qui présentent la plus forte concentration en éléments nutritifs, tous en quantité des plus intéressantes : vitamine E, magnésium, calcium, potassium, oligo-éléments, provitamine A et lutéine, antioxydant qui fortifie les petits vaisseaux souvent malmenés lors de la course à pied. Dégustez-le nature, à la petite cuillère, coupé en deux comme un œuf à la coque ou bien incorporez-le dans des jus, dans des sauces de viande ou écrasé sur du pain de mie grillé avec du fromage de chèvre, du poivre et de la ciboulette…
  • À l’étal du fromager. Découvrez le brocciu, fromage frais de lait de brebis caillé venant tout droit de la Corse. Pas trop gras (environ 20 g pour 100 g), il apporte une note d’originalité lorsqu’il est mélangé à des farces pour garnir les célèbres et incontournables plats de pâtes riches en sucres lents du coureur.