La périostite

périostite
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Une douleur en courant au niveau du tibia peut être le symptôme d’une périostite, mal assez fréquent chez le coureur à pied.

Comme une brûlure, cette douleur au niveau du tibia qui survient pendant la course. Situé sur la face antéro interne du tibia, (et touchant souvent les deux jambes) ce symptôme peut être celui d’une périostite tibiale. La palpation est alors douloureuse et les douleurs peuvent même survenir à la marche.
Le périoste, est un tissu qui recouvre la surface des os. Riche en nerfs et vaisseaux, il se confond avec les terminaisons des tendons sur l’os.

Les mécanismes responsables de l’inflammation du périoste sont de trois types :
1. Les vibrations causées par des courses répétées sur terrains durs et/ou l’utilisation de chaussures inadaptées ou trop usées.
2. des tractions excessives sur les zones d’insertion des muscles sur le périoste avec comme origine des raideurs musculaires ou de mauvais appuis.
3. Des traumatismes répétés directement sur le périoste à la face antérieure du tibia (chaussures de ski ou de patin, chocs directs comme au football) mais qui ne concernent guère les coureurs.

Le diagnostic
Il se fera chez le médecin à la description des douleurs, associées à la palpation. Cet examen clinique est primordial pour déterminer les causes de la blessure chez le patient, qui peuvent être une rétractation musculaire, un pied plat valgus, une inégalité de longueur des membres inférieurs, une pronation excessive du pied, un pied creux contracté, une torsion tibiale ou encore un genou varum (dit en X). L’interrogatoire vise aussi à déceler un défaut dans l’entraînement, de mauvaises chaussures, ou encore une pratique de la course sur un terrain inadapté.
Des examens complémentaires peuvent aussi être demandés ‘(type radio) afin de vérifier qu’il ne s’agit pas d’une fracture de fatigue tibiale. Cette dernière provoque une douleur plus localisée et d’un seul côté.
A éliminer également, le syndrome de loge chronique pour lequel les douleurs apparaissent à une vitesse de course précise ou après une certaine distance. Pour ces deux cas, la douleur impose l’arrêt de la course alors qu’il n’existe aucun signe clinique au repos.

Le traitement et la prévention
Le traitement tient évidemment compte de la cause décelée, mais il impose systématiquement le repos –de dix jours à deux mois. La correction des causes s’impose, de même que la prise d’anti-inflammatoires, avec ajout d’une rééducation appropriée dans certains cas. La mésothérapie peut aussi s’envisager (micro-injection localisée de faibles quantités de médicaments) avec utilisation de produits favorisant la cicatrisation du tissu conjonctif et osseux, car elle permet une reprise plus rapide de l’activité sportive.
La prévention reste néanmoins indispensable en ce sens qu’elle permet une correction de certains troubles statiques. Le port de semelles correctrices fait partie des possibilités, au même titre que le choix des chaussures est primordial. Il en va de même des séances d’étirements avant et après chaque sortie qui ne doivent pas être négligés. Enfin, concernant l’entraînement même, il convient d’éviter les charges de travail trop importantes et trop rapides.
Après les soins, la reprise devra évidemment être progressive, l’idéal étant que cette reprise se fasse après que votre médecin du sport ait vérifié la qualité de vos chaussures et le niveau des séances d’entraînement prévues.