Récupération : l’eau à la douche

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Source de plaisir juste après l’effort la douche a des vertus réparatrices, à condition d’être bien utilisée. Explications.

Le jet ruisselle sur votre peau, les yeux fermés, vous savourez. « le meilleur moment dans une course… dit on souvent ! » Mais pour être réellement bénéfique, combien de temps doit on rester sous la douche, quelle doit être la température de l’eau, et un bain ne lui est il pas préférable ?
Selon Eric Joussellin, médecin responsable du service médical de l'INSEP « Il ya peu d’études sérieuses sur le sujet. Chacun se fait sa vérité, la règle d’or est de savoir ce qui est bon pour soi-même, mais il y a tout de même quelques notions à savoir. »
Quand prendre la douche ? Après l’entraînement ou une compétition, n’attendez pas d’avoir froid, évidemment, mais laissez à votre corps le temps de transpirer et attendez d’être un peu plus calme. Vous avez naturellement une bonne hygiène, alors l’eau de votre douche suffit amplement pour se rincer et effacer les traces de transpiration ; il n’est donc pas nécessaire d’utiliser de savon. Si vous en éprouvez néanmoins le besoin (pollution, poussière, boue, etc…), optez pour un produit au PH Neutre afin de ne pas abîmer votre peau par la répétition des douches dans une même journée.
Ces dernières peuvent aussi avoir un effet légèrement massant, même s’il ne sera pas en profondeur. Passez la pomme de douche sur l’ensemble de votre corps en allant toujours en direction du cœur. Ne restez pas trop longtemps au même endroit et effectuer des mouvements de balayage et tournants en insistant là où il y a de la masse musculaire.
A quelle température ? Retenons comme principes de base que l’eau chaude a des vertus antalgiques, relaxantes, elle dilate les veines ; l’eau froide a des vertus tonifiantes, elle resserre les veines Lorsque vous optez pour du chaud, le système cardio-vasculaire fait un effort pour s’adapter à l’augmentation de la température, les vaisseaux sanguins s’ouvrent, le rythme cardiaque et la pression artérielle diminuent, il s’ensuit un relâchement des tensions et des muscles. Si vous optez pour le froid, les vaisseaux sanguins se referment, le rythme cardiaque et la pression artérielle augmentent. C’est ce qui explique l’effet vivifiant.
De même au niveau cutané, la chaleur favorise l’ouverture des pores, tandis que le froid les referme.
La douche « écossaise » basée sur l’effet de chocs thermiques dus à l’alternance du chaud et du froid, active la circulation du sang. Après l’effort, cette méthode facilite la récupération, et se trouve donc particulièrement indiquée pour un usage local, sur les jambes.
Et avant la course ? Avant une épreuve matinale, quel comportement adopter. D’aucuns ne se posent pas de question et adoptent le régime des jours de semaine. Pour certains une douche chaude est nécessaire mais elle devra être courte pour ne pas devenir « relaxante ». La douche froide ou tiède est idéale pour faciliter le réveil et la vascularisation.
Dans le bain
Pas question d’opter pour le bain si vous n’avez pas le temps ! Car le principe n’est pas seulement de se laver mais de se détendre.
32°C est la température à partir de laquelle l’épuration des toxines va pouvoir commencer. Il faut alors rester une quinzaine de minutes et se relaxer au maximum, l’eau chaude étant un merveilleux vecteur de bien-être. Vos muscles vont s’assouplir et les articulations se détendre. A 30-35°C, (surtout pas plus si vos jambes présentent des varicosités), l’eau chaude efface les maux de dos, les courbatures, les muscles noués et purifie la peau. Pour une vraie relaxation qui soulagera les points de tensions, vous pouvez aller jusqu’à 35-40C° mais pas plus de 15 minutes et suivi d’une douche tiède de 10 minutes environ, qui aura pour vertus de vous rincer et de vous ramener à bonne température. L’idéal est alors de prendre le temps de s’allonger dix minutes, jambes surélevées afin de relancer l'activité physique en douceur.