Courez, c’est important et urgent !

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Plus d’excuses, plus de raté. Il n’est plus question de vous laisser (re)gagner par le stress et de vous laisser déborder par votre agenda. Prenez le temps de courir ! Méthode.

« Je n’ai pas le temps d’aller courir, il y a toujours quelque chose à faire ! ». De nombreux coureurs sont confrontés à ce problème : le manque de temps. Le dossier urgent à finir pour le lendemain, les enfants à récupérer à l’école, la vidange de la voiture… les causes sont multiples. Certes, il y a les contraintes incontournables, mais peut-être avons-nous, aussi, une petite part de responsabilité dans cette histoire. À chacun son caractère et certains sont consommateurs de temps. Prenons quelques exemples : le perfectionniste passe trop de temps à parfaire son travail ; l’altruiste, toujours prêt à rendre service donne de son temps sans compter ; l’activiste en constant mouvement, s’investit dans plusieurs projets en même temps et ne sait plus établir de priorité. Et vous, quels sont vos « grille-temps » ? Vous vous dispersez ? Vous ne savez pas dire non ? Vous n’arrivez pas à déléguer ? Ou encore, vous manquez d’organisation ? Le manque d’organisation est souvent la cause de la perte de temps. Car, à bien y regarder, si vous ne pouvez réduire certaines activités et s’il n’est pas toujours facile de changer ses comportements, il vous reste un joker : l’organisation ! Une journée dure 24 heures et pas une de plus, il va donc falloir caser et bien caser vos trois ou quatre séances d’entraînement hebdomadaires.

La meilleure stratégie pour gagner du temps, c’est encore d’éviter d’en perdre !
Faites le tri dans vos activités et obligations quotidiennes, hebdomadaires, voire mensuelles, ce qui vous permettra de mieux répartir certaines tâches dans le temps. Ce tri s’effectuera au travers des quatre critères suivants :
- Ce qui est important et urgent : placez dans cette colonne votre entraînement, puisque vous l’avez inscrit comme une priorité. C’est important mais également urgent puisque vous avez un programme à respecter.
- Ce qui est important et non urgent : à programmer entièrement ou partiellement dans votre journée, si vous le pouvez. Cela vous évitera d’être débordé de semaine en semaine.
- Ce qui n’est pas important mais urgent : à ne faire évidemment que si vous en avez l’envie et le temps. On peut classer dans cette catégorie les sollicitations extérieures. La chose n’est pas importante pour vous mais présente un caractère d’urgence, par exemple : remplir un document avant telle ou telle date pour obtenir une chose qui ne vous intéresse que partiellement.
- Ce qui n’est pas important et pas urgent : a priori, on ne devrait pas s’en soucier et pourtant, amusez-vous à dénombrer les choses sans importance et non urgentes que vous faites en priorité !

Surpris ? Pourquoi faites-vous cela ? Tout simplement parce qu’elles ne sont pas désagréables à faire et que l’on se donne ainsi bonne conscience pour différer le reste.

Une fois votre planning de la journée établi, c’est-à-dire ce que vous avez à faire et surtout à ne pas faire, organisez votre emploi du temps de sorte que vous puissiez tout réaliser. Comment faire ?

La réponse est contenue dans la petite histoire suivante.

Si je prends un vase et que je mets des cailloux dedans, une fois le maximum de cailloux rentrés, le vase est-il plein ?
Non, je peux encore mettre des graviers. À ce moment-là, le vase est-il plein ?
Non, je peux encore mettre du sable. Le vase est-il plein ?
Non, je peux encore mettre de l’eau. Mon vase est-il enfin plein ?
Oui, mais pour ce faire, j’ai respecté un ordre. Si je fais l’inverse et que je commence par l’eau, cela ne marche pas car il va me rester un ou deux gros cailloux dans les mains.

La morale de l’histoire : programmez d’abord les choses importantes telles que les horaires de travail, les enfants à récupérer, votre entraînement, etc. Dans les espaces libres, placez vos autres obligations : les courses en revenant du travail, le teinturier en allant à l’entraînement... Et n’oubliez pas, de temps en temps, de faire une pause, de prendre un café tranquillement après le repas, de récupérer après l’entraînement. Vous verrez, ce n’est pas si compliqué.

Découvrez dans le prochain numéro de Jogging International, daté mars, n°305, notre article sur les bienfaits de la course à pied