Les lésions méniscales (suite)

Fartlek
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Soins et traitement

En dehors du blocage qui est presque toujours la signature d'une lésion méniscale, il arrive que le médecin, pour confirmer son diagnostic, fasse appel à la radiographie qui porte, dans ce cas précis, le nom d'arthrographie. Le spécialiste injecte soit de l'air, soit un liquide dans l'articulation afin de visualiser par contraste les ménisques. En effet, ces derniers ne sont pas visibles directement, leur structure cartilagineuse laissant passer les rayons X. Depuis quelque temps, on utilise aussi l'imagerie par résonance magnétique (IRM) qui, elle, ne nécessite pas d'injection.

A partir du moment où le diagnostic de lésion méniscale est certain, il est vivement recommandé d'enlever les fragments qui “ traînent ” dans la jointure afin d'éviter l'apparition d'une arthrose. Une détérioration des surfaces cartilagineuses articulaires favorise en effet l’arthrose, notamment autour du tibia et de la rotule.

L'arthroscopie chirurgicale ou “ chirurgie sans ouverture ” a, depuis le début des années 1970, permis de transformer complètement les suites opératoires : les patients reprennent beaucoup plus rapidement la marche et leurs activités -professionnelle et sportive- et l'hospitalisation, elle-même, est limitée à deux jours. L'arthroscopie, grâce à la miniaturisation des instruments, permet de regarder directement à l'intérieur du genou, de faire l'inventaire des anomalies et de retirer tout élément gênant notamment d'origine méniscale en pratiquant seulement deux mini-ouvertures de la taille d'une petite boutonnière. Avantage considérable par rapport à la technique classique ou arthrotomie qui, en raison d'une incision beaucoup plus importante et d'une hospitalisation de plusieurs jours, provoquait une fonte musculaire considérable et nécessitait une longue rééducation.

Dans la plupart des cas, l’arthroscopie autorise une reprise quasi immédiate de l'activité sportive. C’est d’autant plus vrai que les soins auront été engagés rapidement après l’incident. Par contre, si l'on ne se fait opérer qu'après plusieurs mois de tergiversations, la musculature a le temps de se dégrader et le retour sur la scène sportive en sera retardé d’autant.

POINTS DE REPERE
1. Les coureurs à pied peuvent, surtout après trente-cinq ans, lors d'une glissade ou d'un mauvais appui sur le sol, se déchirer un ménisque.
2. Les ménisques, au nombre de deux, sont des éléments majeurs de la jointure du genou.
3. En cas de torsion accidentelle, un ménisque peut se retrouver coincé, broyé ou arraché.
4. Lorsque le diagnostic de lésion méniscale est certain, il est vivement recommandé d'enlever les fragments qui “ traînent ” dans la jointure.
5. Le traitement, essentiellement chirurgical, consiste en l'ablation de la partie abîmée par la technique miniaturisée de l'arthroscopie.
6. Plus les soins sont engagés rapidement, plus la convalescence sera de courte durée.

PLAN ANTIRECHUTE
- Vérifier que les chaussures de course sont bien adaptées au déroulement des appuis (contrôle éventuel d'une hyperpronation ou hypersupination) ;
- Reprendre progressivement par de la marche avant la course. Dans le cas d'une intervention sur le ménisque externe (le plus fréquemment touché chez les coureurs à pied), les délais de reprise de l'entraînement sont un peu plus longs que pour le ménisque interne ;
- Faire des étirements type stretching après échauffement et après l'entraînement ;
courir sur des sols souples de préférence ;
- Ne pas courir tôt le matin, au saut du lit. Les risques de blessure sont plus fréquents ;
tant que le genou gonfle, ne pas hésiter à apposer de la glace dessus, plusieurs fois par jour et ce, par tranche de 20 minutes ;
- Plusieurs mois après l'intervention, il se forme parfois dans l'articulation du genou, un nouveau ménisque fait de tissu conjonctif puis fibreux qui remplit la rupture. Ce tissu n'a pas les mêmes caractéristiques que le ménisque d'origine mais en assure parfaitement les fonctions. Il peut malheureusement, lui aussi, se rompre à son tour en cas de mauvais traitements.

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