Faiblesse au mollet : Je ne m’en sors pas, que faire ?

Muscles
Question - Réponse
Le

La question de Sébastien : Je souffre d’une faiblesse dans la partie supéro-externe du mollet. Régulièrement blessé, j’ai dû m’arrêter de courir de longues périodes ces dernières années. Malgré des séances de kiné et des examens médicaux poussés (échographie, IRM, scintigraphie osseuse), rien n’a été décelé. Par la suite, des problèmes de dos sont apparus, de légers pincements de disques avec des douleurs dans la fesse et dans l’ischio-jambier du même membre. Mais avec la reprise de la course à pied il y a un an, ils se sont très largement estompés. Seule une gêne au mollet a persisté. Au mois d’août dernier, la douleur a resurgi de manière nettement plus diffuse, me contraignant à abandonner mes objectifs. Qu’en pensez-vous, et que faut-il faire ?

La réponse du Dr Donati, médecin du sport :

Une nouvelle IRM et beaucoup de patience.

Votre problème est partagé par d'autres coureurs à pied, hommes ou femmes. Il s'agit d'une cicatrice musculaire ou d'un décollement myoaponévrotique.

Dans le premier cas, suite à une déchirure musculaire initiale, la cicatrisation du muscle peut se faire en opposition au « sens » du muscle (la course musclulaire) et entraîner une fragilité avec récidive lors des contractions violentes (comme un élastique sur lequel existerait une zone sèche non élastique). Contrairement à une élongation musculaire, dans une déchirure, la cicatrisation ne reconstitue pas du muscle mais de la fibrose. C'est pour cette raison que l'immobilisation initiale doit être rapidement complétée par une kinésithérapie efficace, de façon à diriger la cicatrisation et à la rendre la plus discrète possible.

Dans le second cas, il s'agit d'un décollement entre le muscle et son enveloppe. Très longue à soigner, cette blessure peut entraîner de fréquentes rechutes si l'arrêt total de l'entraînement n'est pas prolongé. Il peut durer jusqu'à six mois si le décollement est important ou porte sur un muscle puissant.

Faites une nouvelle IRM, elle pourrait s’avérer positive et instructive. Avec beaucoup de patience et la pratique d’assouplissements et d'étirements prudents à chaud – jamais à froid – vous devriez pouvoir courir à nouveau sans vous limiter dans la puissance de vos efforts.