Cécile et le coach fantôme

Cécile et le coach fantôme
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Cécile voulait courir son premier marathon. Alors Cécile a cherché un coach. Elle l’a trouvé. Enfin, elle a surtout trouvé des ennuis…

 

« Mon plan marathon “personnalisé”, je l’ai retrouvé dans un hors-série de Jogging International. Sauf que, au lieu de payer le magazine moins de 5 €, j’ai lâché 150 € par mois au coach. Enfin, à celui qui se disait coach… » Début 2016, Cécile rêve de son premier 42,195 km. Ce sera celui de Paris, en avril. « J’étais bien trop timide pour aller dans un club. Et, de toute façon, je n’étais pas prête à expliquer que mon objectif stratosphérique était de boucler l’histoire en 4 h 30, éventuellement 4 h 20 avec un bon gros coup de vent dans le dos. Mais, d’un autre côté, je ne voulais pas me lancer dans l’aventure toute seule, j’avais besoin de quelqu’un qui me guide, me conseille. Je suis donc partie à la recherche de la perle rare en faisant ce que tout le monde fait dans ce cas : une recherche sur Google. Vous avez déjà essayé de taper “entraîneur course à pied”, “coach course” ou “coach running” dans le moteur de recherche ? Bah, je vous préviens, les résultats sont une véritable jungle ! »

Une jungle, en effet, où les entraîneurs diplômés et les structures légitimes côtoient des individus… un peu moins recommandables. Comme le mystérieux Thierry, qui va donc prendre la destinée sportive de Cécile en mains. Enfin, plutôt sa destinée financière. Pourquoi lui plutôt qu’un autre ? « Son site était bien fait, il avait des ­références chronométriques plutôt flatteuses, avec du 2 h 29 sur marathon ainsi qu’un top 100 sur l’UTMB. Et il assurait que sa priorité était un vrai suivi personnalisé, avec une philosophie qui me ­parlait : adaptation à l’emploi du temps du coureur, pas de culpabilisation en cas de séances non faites ou mal faites… », justifie Cécile...

Retrouvez la suite de ce témoignage dans le numéro 399-400 de Jogging International, en kiosque actuellement.