Le test du boitier Life+ SportDevice

Le test du boitier Life+ SportDevice
Le

Ce mois-ci, Pat a testé le petit boîtier Life+ SportDevice. Cet appareil dédié à la récupération et basé sur la photo-biomodulation a-t-il, comme annoncé, révolutionné sa vie de sportive ?

Bien que j’eusse peu de place dans ma valise, j’ai trouvé à le caser. Pas question que je parte en vacances sans, alors même qu’un début d’entorse m’empoisonne la vie et risque de m’empêcher de faire de la slack (si vous ne connaissez pas, je vous en conseille vivement la pratique, qui consiste à tenir en équilibre sur une sangle molle de 2,5 mm et à, éventuellement, se refaire une entorse. Je plaisante.) Ce petit boîtier léger va peut-être me venir en aide, quand il est présenté modestement comme étant celui qui va révolutionner nos vies de sportifs. Petit debrief sur cette technologie qui « stimule les processus biologiques au niveau cellulaire : son fonctionnement réside dans l’application d’une lumière composée de petites particules (photons) qui vont agir au niveau des mitochondries, et ainsi impacter positivement sur l’énergie nécessaire au fonctionnement de la cellule, nommée ATP (Adénosine Tri-Phosphate). » J’ai juste recopié le pitch, question sciences, je rappelle à tous que je suis loin d’être une lumière…

Du mieux, mais pas de miracle

À ce propos, on y vient, aux LED. À coup de petits flashs qui semblent inoffensifs, voire inopérants tant ils sont indolores (souffrir pour être belle, en baver pour mériter, mais où sont passés nos bons vieux principes judéo-chrétiens d’antan ?), appliqués à même la peau, on attend que passe le programme qui dure entre 2 et 6 minutes selon qu’on veut se préparer, se réparer, et d’autres bienfaits annoncés (plus de détails dans la fiche technique). Bon, c’est vrai qu’on ne sent rien, mais contrairement à ce qui est dit dans le prospectus, on sent la chaleur quand on se l’applique partout, lorsque, après une grosse journée à crapahuter, l’on veut combattre « l’ouragan d’acide lactique » qui a dévasté son intérieur musculaire.

Le miracle ­promis n’est pas arrivé, hélas. Même si je dois avouer que ça en a amoindri considérablement les conséquences, aussi désastreuses pour mon moral qu’inesthétiques pour mon entourage : démarche de fille qui a fait l’exode sur un wagon-­citerne ou de pauvre chose claudicante échappée d’un roman de Dickens, au choix. Côté entorse, ­verdict plus incertain : on a moins mal, notre cas ne s’aggrave pas, mais sait-on vraiment dans quelle mesure la blessure ne s’est pas résorbée grâce aussi au repos forcé ? De ce dispositif, les grands de ce monde sont les ambassadeurs : citons notamment Thomas Lorblanchet, Caroline Chaverot ou encore François D’Haène, tous traileurs de renom. À côté d’eux, avec mes inefficaces foulées qui se muent en pathétiques courbatures, je ne peux pas grand-chose. Sauf donner mon modeste avis de vacancière. 

Verdict

Si la révolution promise n’est pas au rendez-vous, cet appareil peut s’avérer utile pour les pratiques sportives intensives. Une amélioration intéressante : le boîtier est désormais livré avec un adaptateur qui permet de l’emporter partout (branchement sur port USB ou sur batterie externe), alors qu’on ne pouvait s’en servir que sur secteur, ce qui était fort peu pratique.

Fiche technique

Life+ SportDevice est livré avec des programmes qui pilotent les LED rouge (durée de vie : 30 000 heures) et délivrent une puissance adaptée, indolore et dans un temps déterminé. Au menu : 4 programmes d’une durée comprise entre 2 et 6 min. Préparation musculaire à l’effort, réparation musculaire après l’effort, coups et chocs, entretien. Garanti 2 ans.

www.ledlifeplus.fr

Prix : 499 €

Les notes de Jogging International

  • Légèreté : 4/5
  • Efficacité : 3/5
  • Ergonomie : 3/5
  • Rapport qualité/prix : 2/5