Le test du maillot Erreà Kimera

Le test du maillot Erreà Kimera
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Ce mois-ci, la marque transalpine Erreà a accepté de soumettre son maillot Kimera à l’évaluation impitoyable de Pat.

Erreà est une marque italienne. Alors, mes origines parlent. Je sens que je vais avoir un a priori positif – pour une fois – et je déteste ça. En plus, je lis qu’il s’agit du premier équipementier sportif de son envergure à avoir reçu la certification écologique Öko-Tex. Je ne sais pas vraiment ce que c’est, mais ça fait classe sur le CV. Je vois aussi que la marque a été le sponsor de l’équipe de football de Beauvais, en deuxième division, et je ne sais pas pourquoi non plus, mais je trouve ça gonflé (euh, ils sont bons en foot, Beauvais ?). Mais, quelque chose me chiffonne, en l’étalant sur ma table, comme je le fais toujours pour admirer l’objet de mon test (attention, je vous livre un secret de testeuse : toujours commencer par observer la chose de haut, puis la toucher, voire la renifler, avant de l’enfiler, puis de suer). D’une part, la couleur : jaune, pour faire vintage et soi-disant surfer sur la vague des couleurs acidulées. Bon, ça passe parce que je reviens d’un séjour au ski et que je suis hâlée, mais si le visage pâle j’avais eu, hurlé j’aurais. D’autre part, le look : un peu dans le style du maillot de cycliste. J’ai beau adorer Fausto Coppi – très vintage, lui, pour le coup –, il m’est génétiquement impossible de cautionner la coupe.

© Vincent Lyky

 

Au toucher, ça s’améliore. On peut lire une partie de ce tee-shirt en braille, les amis ! En effet, les logos Erreà présents au niveau des épaules ont été judicieusement thermocollés pour éviter que les bretelles du sac à dos ne glissent. Trop forts, ces Italiens ! Et que dire de ces petites poches latérales dans lesquelles on peut glisser une, deux, voire trois barres ou autant de gels, sans pour autant donner l’impression d’avoir chopé des poignées d’amour pendant le week-end. Une fois sur moi, le Kimera me sied parfaitement. Contre toute attente, dedans, je ne fais pas trop Jeannie Longo. Pas du tout, même. L’Italie, c’est quand même le pays de Prada, Fendi, Gucci, Armani… Ça calme. De dos, de côté, de face, dans la glace, le verdict tombe. Si, si, on dirait qu’il a été taillé pour moi. Même si le couturier n’a pas pris la mesure de ma susceptibilité épidermique. Oui, ça gratte un peu. Mais, en courant, la sensation se dissipe, l’étoffe est légère et fait passer l’air. Jaune et sèche, je file comme un flash dans la nuit. Rêvons un peu : si j’avais un sac sur les épaules, il tiendrait en place et n’abîmerait pas mon maillot. En rentrant, je vais me faire une petite pasta party, un vrai truc de runner. Ne suis-je pas totalement légitime avec cette tenue made in Italy (voir zoom).

Zoom : Made in Italy

Erreà dessine tous ses produits en Italie, depuis le siège historique de San Polo di Torrile, dans la province de Parme, et y produit l’intégralité de ses vêtements (voir notre reportage dans Jogging n° 388). Un atout qui lui permet d’intervenir en cas de besoins urgents et de demandes spécifiques. Trop rare pour ne pas être souligné, d’autant que l’absence de sous-traitance ne conduit pas à une politique de prix élevée, au contraire.

Fiche technique

  • Demi-zip doté d’un protège menton
  • logos antidérapants et réfléchissants
  • poche zippée dans le dos pour une clef, un pass Navigo, un gel…
  • Tissu léger et respirant. Existe en bleu-blanc, jaune-noir, vert-noir noir-rose, jaune-blanc…

Prix : 55 € (fr.errea.com)

Les notes de Jogging International

  • Confort 3/5
  • Look 3,5/5
  • Fonctionnalité 4/5
  • Rapport qualité/prix 3/5