Le test du sac Ronhill Nano 3L

Le test du sac Ronhill Nano 3L
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Ce mois-ci, Pat s’est lestée du sac Nano 3L, proposé par Ronhill. Unisexe, petit, léger, esthétique, il a des arguments à faire valoir. Mais cela suffira-t-il ?

Ça commence mal. Je lis : voici un sac pour les traileurs. Passons sur le fait que quand un traileur court avec deux traileuses, ça fait trois traileurs. Machisme historique de la langue française… Mais, lorsque ledit sac est présenté en photo sur le dos d’une femme et qu’on continue à nous le décrire comme un sac pour coureurs… ça me dérange. Ça me démange. Loin de moi de l’idée de transformer cette chronique matos en vindicte féministe mais, parfois certains oublis et/ou maladresses de fabricants deviennent un brin clivants, surtout à l’usage. Prenez ce sac. Il est joli, petit, violet avec des lisérés roses (ça, la couleur fille, on aura bien du mal à s’en sortir tant que ce seront les garçons natifs des choux en décideront), léger. Tout pour plaire, au premier regard, à la gente féminine. Dans le compartiment principal, on peut y glisser un coupe-vent, un collant, son portable et même quelques barres de céréales. Mieux qu’un sac à main, puisque le dos aéré nous empêche de suer, en restant fraîche sous les bras, pour peu qu’on ait sous le coude un peu de Rexona. Les filles, outre que ça court en rose, c’est toujours mieux, dit-on, quand ça dégage le parfum du même nom. Même après un 100 bornes, une fille, ça sent toujours bon… Passons.

Ce sac, qui prétend être unisexe, semble avoir zappé une particularité de taille (de bonnet). Les filles, même les « profils Birkin » (comme moi) ont de la poitrine. Or, une fois ce sac lestés de deux bidons remplis dans les poches latérales prévues à cet effet (une fille, ça doit s’hydrater, sinon elle se dessèche et il arrive même qu’elle ressemble, à l’arrivée, à une vieille pomme ridée), il n’y a plus trop de place pour elle. Je trotte, ça frotte. Je galope, ça rabote. Avec une sensation d’oppression de ma cage thoracique, dont j’ai juste un peu besoin pour respirer quand je cours, même si c’est moitié moins vite que n’importe quel coureur (de sexe masculin, donc). Quand aux glandes mammaires un tant soit peu développées, j’ai du mal à imaginer le potentiel calvaire… Peut-être que quand on en a plus, ça rebondit mieux ? Ça doit être de ma faute alors. Pas assez d’amorti. Défaut de construction dans la carrosserie et principalement dans les pare-chocs. Pas grave, il faut savoir s’adapter dans la vie. Au lieu de bidons bien remplis, j’y mettrais des échantillons de crème hydratante. Ça m’évitera de dessécher.

Les notes de Jogging International

  • Look : 4,5/5
  • Légèreté : 4, 5/5
  • Fonctionnalité : 3/5
  • Rapport qualité/prix : 3/5

Fiche technique

Construction en mesh léger et respirant du harnais, nombreuses poches ; maintien stable et confortable avec le système True-Fit. Panneaux extensibles du harnais qui épousent parfaitement la forme du corps, ainsi que les deux sangles réglables. Capacité de 3L pouvant contenir le kit obligatoire des courses. Attache-clés à l’intérieur. Sifflet. 195g

Prix : 69 €

Disponible en Granite/Lime et Royal Purple/Fuschia

www.ronhill.fr