Echauffez votre mental

Visualiser le parcours, avoir des pensées positives, etc. peuvent vous aider à aborder une course.
Le

L’échauffement ne se limite pas à une suite d’exercices destinés à préparer les muscles à la course: votre mental aussi a besoin de se mettre en condition afin d’affronter un entraînement ou une compétition qui, souvent, le mettra à l’épreuve. Découvrez ici les techniques qui vous permettront de vous lancer dans un état d’esprit optimal.

La visualisation

La prophétie autoréalisatrice. « Si je me projette en train de réussir ma course/mon entraînement, j’y arriverai. » Allongez-vous, relaxez-vous au maximum et pensez à la façon dont va se dérouler la course en multipliant les images positives : un rythme rapide, des côtes avalées sans difficulté, etc. Plus la projection sera précise – en comportant non seulement des éléments visuels, mais également des données sonores, olfactives… –, plus elle sera efficace.

Le monologue intérieur positif

Le discours intérieur, tout coureur y est confronté. Seulement, dans la majorité des cas, il s’agit d’un monologue à portée négative lors d’une course : «Je ne vais jamais y arriver», « Cette côte aura ma peau », « Quoi ? Encore 10 km ! » Lors de votre échauffement, utilisez des formules comme « Je peux », « Je sais », « J’arriverai à… ». De prime abord, cela peut ressembler à un gadget, à des formules toutes faites préconisées par des psychologues en manque d’idées. Seulement, d’expérience, le monologue positif est une arme puissante contre le stress d’avant-course, pour peu que vous l’utilisiez régulièrement : comme votre organisme, votre mental a besoin d’être entraîné.

La course avant la course

Là, il faudra connaître le parcours. Puis agissez à la manière d’un skieur de descente simulant le passage des portes à quelques minutes du départ : lors de vos étirements, les yeux fermés, vous faites le parcours en accéléré en fixant votre attention sur ses points remarquables. Un tel exercice d’anticipation va également aider à diminuer le stress.

Alors, « zapper » l’échauffement mental est-il rédhibitoire ? Soyons clairs : pour des entraînements de courte durée, il est optionnel, sauf toutefois en cas de séance s’annonçant

éprouvante. En revanche, que ce soit pour les entraînements longs ou pour les courses de toute distance, il pourra faire la différence entre deux athlètes d’un niveau équivalent. Surtout que, réalisée en même temps que votre échauffement physique, cette mise en route mentale ne vous demande pas de temps de préparation supplémentaire et vous apportera davantage de bienfaits que vous ne pourriez l’imaginer de prime abord.