Dopez votre prépa marathon ! (partie 2)

Dopez votre prépa marathon ! (partie 2)
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Continuez à doper votre préparation au marathon avec la suite de nos conseils. Simplifiez vous la vie et ne succombez pas au stress dans cette partie 2.

Le choix embarrasse

Selon le psychologue Roy Baumeister, chaque jour, nous avons une certaine dose d’« énergie mentale » à dépenser. Or, devoir faire des choix ou prendre des décisions puise dans cette réserve. Pour le prouver, des tests ont été effectués sur deux groupes. L’un devait, avant d’accomplir une tâche, faire des choix : quelle couleur de tee-shirt porter, quelle marque de shampoing acheter... L’autre groupe, lui, n’avait pas à prendre de décisions en amont. Résultat : le second groupe réussissait bien mieux les tests que le premier, ce quel que soit le domaine : endurance physique, résolution de problèmes… Les chercheurs en ont conclu que, même s’il s’agit de choses simples, « devoir prendre des décisions va vous prendre de l’énergie qui ne pourra être utilisée pour les tâches à effectuer ».

Et je fais quoi ?

La solution la plus simple pour limiter le nombre de choix à faire dans votre pratique est de vous tourner vers un coach. Pas besoin de planifier vos entraînements, vous n’avez qu’à « éteindre » le cerveau et faire vos sorties sans vous torturer l’esprit. De façon encore plus pragmatique, deux jours avant votre marathon, préparez votre tenue et faites votre plan de route (heure de départ, moyen de transport, lieu de parking si vous venez en voiture, achat des tickets de transport en commun). Et préparez votre petit déjeuner la veille au soir, de sorte que, le jour J, tout soit automatique, afin que toute votre énergie ne soit dépensée qu’à courir !

Les nerfs de la guerre

Regardez les élites au départ d’un marathon. Ils ne semblent pas stressés. Du moins, pas autant que le gros du peloton. Les meilleurs seraient-ils donc immunisés contre le stress ? Pas du tout ! C’est juste qu’ils savent comment le canaliser et en faire une force. Une observation confirmée par une étude réalisée sur des nageurs professionnels et amateurs au départ d’une course. Avant l’épreuve, tous les sportifs ressentaient le même niveau de stress, physique et cognitif. La différence : quand les amateurs considéraient ce stress comme pénalisant, les pros le prenaient comme un élément les aidant à mieux performer.

Et je fais quoi ?

Les études les plus récentes montrent que se « forcer » à se calmer avant votre marathon peut être un désavantage : en essayant de supprimer le stress, vous vous dites que quelque chose ne va pas. Et combattre l’anxiété vous prend de l’énergie, qui sera mieux utilisée à courir. Faites-en donc une force, une source d’énergie supplémentaire, qui vous lancera dans votre épreuve. D’autant que tous les coureurs le savent : le stress disparaît aussi vite qu’il est apparu une fois le coup de feu donné !