Course : N'ayez pas peur de tester !

Course : N'ayez pas peur de tester !
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Ce mois-ci, on vous propose de briser l’un des plus grands tabous du monde de la course à pied : tester de nouvelles choses le jour de l’épreuve !

S’il y a une règle que tous les coureurs connaissent, c’est bien celle-ci : on ne tente jamais rien de nouveau le jour de la course ! Pourtant, comme toute règle, celle-ci supporte quelques exceptions. En particulier lorsque votre préparation ne s’est pas passée comme prévu et que, du coup, vous pouvez tenter de l’inédit sans crainte, puisque vous savez à l’avance que ce n’est pas aujourd’hui que vous ferez des étincelles. Voici trois tactiques à tester ce jour-là. Et, si tout se passe bien, à utiliser ensuite régulièrement.

Ravit’eau

Lors d’une course, vous êtes plus susceptible de trop vous ravitailler que de ne pas manger suffisamment. Avec tous les problèmes digestifs que cette orgie de gel, pain d’épices, banane ou chocolat peut provoquer. Alors, pour toutes les distances jusqu’au semi, oubliez pour une fois tout ça et contentez-vous d’eau pendant la course, afin de la vivre en toute légèreté. Bien sûr, il faudra que vous ayez pris, environ trois heures avant le départ, un repas facile à digérer et vous apportant 300 à 400 calories environ. Et pas de crainte : vous avez assez de « carburant » en stock pour voir la fin de l’épreuve sans tourner de l’œil si vous respectez bien les allures travaillées à l’entraînement. De toute façon, en cas de défaillance, vous trouverez ce qu’il vous faut aux ravitaillements.

Kamikaze

Essayez, sur un 5 ou un 10 km, ce qui vous démange depuis toujours : partir à fond ! Vous pouvez tenter le coup en partant jusqu’à 5 % plus rapidement qu’en temps normal. Ainsi, si vous « valez » 50 minutes (5 min/km) sur un 10 km , essayez de partir entre 4 min 45 s et 4 min 50 s/km, et de tenir cette allure le plus longtemps possible. Si vous explosez, pas de souci : vous aurez amélioré votre force mentale et votre volonté en luttant contre la fatigue. Et si cela se passe mieux que prévu, vous réussirez un chrono inespéré ! Sur semi ou marathon, faites la première moitié de la course à un rythme tranquille et, sur la seconde partie, essayez une de ces deux stratégies : visez un concurrent devant vous et tâchez de le rattraper en moins d’un kilomètre. Puis recommencez. Ou profitez de ces kilomètres pour vous faire une séance de fartlek en alternant allure aisée, normale et dure toutes les 5 minutes.

Au pas

Nous avons déjà évoqué les vertus de la méthode Cyrano, qui consiste à intercaler des fractions de marche dans votre course longue distance. Mais, même sur un semi ou un marathon, vous pouvez la tester. Ces pauses en marchant, même de courte durée, vont vous permettre de récupérer, de faire baisser votre rythme cardiaque et de vous recharger mentalement. Deux solutions : attendre les ravitaillements (en général tous les 5 km), et marcher 50 m avant pour repartir 50 m après ; ou utiliser un ratio 10/1, en courant dix minutes puis en marchant une minute tout au long de la course. Attention : cela doit rester de la marche active, pas devenir une balade tranquille !

Photos ©Vincent Lyky