Le geste idéal : Boire en courant

Le geste idéal : Boire en courant
Le

Est-il utile de rappeler l’importance de l’hydratation dans les sports d’endurance ? Chacun sait que les pertes hydriques liées à l’effort doivent être compensées, non seulement avant et après l’exercice, mais aussi pendant. Or, il n’est pas si facile de boire en courant.

Pipette ou bidon ?

Se ravitailler en courant peut sembler facile, mais ceux qui s’y sont essayé pour la première fois peuvent témoigner : il faut prendre le coup de main pour se sentir à l’aise ! L’équipement conditionne énormément la prise de boisson. Si le sac à eau remporte la palme de la praticité (il suffit de téter), le bidon transporté dans une ceinture ou la flasque portée à la main séduisent de nombreux coureurs. Néanmoins, ces deux dernières options nécessitent une manipulation pas toujours aisée selon les circonstances. Si vous optez pour le porte-bidon, entraînez-vous à enlever et remettre le contenant dans sa gaine pour éviter les mauvaises surprises en compétition.

Boire peu, mais souvent

Oubliez le grand verre d’eau avalé d’un trait au ravito ! Mieux vaut fractionner la prise de boisson pendant l’effort, en buvant régulièrement par petites quantités : avalez une à deux gorgées (environ 150 ml) toutes les 10 à 15 minutes. Et n’oubliez pas qu’une température trop basse peut engendrer des problèmes gastriques. Si vous ne courez pas derrière un chrono, ou bien si vous êtes engagé sur une sortie ou une épreuve très longue, vous pouvez prendre le temps de vous arrêter : zones de ravitaillement sur les compétitions, mais aussi sommet d’un col, pied d’une ascension ou encore point de passage intermédiaire peuvent tout-à-fait constituer un lieu de halte pour vous hydrater (voire manger). De quoi récupérer quelques minutes avant de repartir de plus belle. Dans ce cas, vous évitez l’inconfort d’une prise de boisson pendant l’effort.

Boire sans s’étouffer

Sur un parcours vallonné, préférez les montées et les portions plates pour boire. En descente, surtout si le terrain est accidenté, la concentration nécessaire à de bons appuis n’est guère favorable à la prise de boisson et les oscillations du centre de gravité renforcent le risque d’avaler de travers. Sur une ascension où la vitesse est généralement réduite, il est plus facile d’avaler sans gêne. Essayez de vous détendre lorsque vous buvez : décontraction de la partie supérieure du corps (épaules, bras, buste), respirations profondes. Boire n’est pas seulement un besoin, c’est aussi un moment que vous vous accordez pendant l’effort pour refaire le plein : faites-le en toute conscience, vous en optimiserez les effets bénéfiques.

Exercice

Entraînez-vous à boire pendant vos entraînements pour identifier votre moment idéal pour vous hydrater. Essayez de vous hydrater en courant à faible vitesse, puis à vitesse élevée. Puis en montée, en descente, sur du plat. Soyez attentifs à ce qui se passe dans votre corps pendant l’hydratation elle-même (respiration, moindre attention à vos appuis au sol…), ainsi que dans les minutes qui suivent (regain d’énergie, gêne gastrique…). En étant à l’écoute de vos sensations, vous pourrez définir quand et comment vous hydrater en courant.