Femmes… aux pieds !

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Si l’importance des soins à porter à ses pieds comme au choix de ses chaussures de course ne fait plus de doute dans les rangs des coureurs, on n’insiste pas assez sur les précautions supplémentaires que doivent prendre les femmes qui courent.

La course à pied, sport unidirectionnel, pratiqué sur sols souvent durs, provoque de fréquents conflits au niveau du pied. Les phlyctènes, ampoules, tendinites, fracture de fatigue… font, hélas, partis des aléas du coureur de fond. La consultation chez un podologue du sport vous aidera à mieux connaître et comprendre les besoins de vos pieds. Après étude du mouvement sur un tapis de marche électronique sous contrôle vidéo-informatique, il pourra établir un diagnostic podologique et vous orienter vers les bonnes chaussures ou un traitement.

Le pied de la femme possède des spécificités par rapport à celui de l’homme.
On peut penser que le pied féminin n’est pas différent au niveau morphologique, on observe parfois chez certaines femmes des pieds aussi larges à l’avant que les pieds masculins. Il y a en revanche, une indéniable différence de force et de puissance de pied, entre l’homme et la femme, à travail égal. On constate également que le pied féminin est différent dans la notion d’appui. Les pieds sont facteur d’équilibre, or le bassin de la femme étant en général plus large et moins haut que celui de l’homme, on observe une différence qui conduit souvent à un genu valgum physiologique entraînant une pronation adaptative plus importante chez la femme. Les pathologies de type syndrome rotulien sont causées par cette « angulation en dedans » entre le fémur et le tibia. Le choix de la chaussure devient alors prépondérant avec ce type de pathologie.

La chaussure de la femme doit être adaptée à sa spécificité féminine.
À première vue, les différences entre les chaussures des deux sexes ne sont pas flagrantes.
Pourtant, la chaussure de la femme est fabriquée sur un format plus étroit. Par conséquent, elle tient mieux au pied et devient plus légère.
Elle doit être adaptée au poids et à la force d’une femme qui ne plie pas la chaussure à l’avant de la même manière. Les chaussures ne doivent pas être trop grandes, le pli de flexion naturel de la chaussure ne se trouverait pas au même endroit que celui du pied.
Même si vous avez un petit pied, ne soyez pas tentée par l’achat d’un modèle enfant. Ces chaussures sont souvent des modèles de rue, elles n’offrent pas le confort nécessaire à la pratique de la course à pied.

Ce qui est vrai pour les hommes le reste pour les femmes.
Il faut faire la différence entre la coureuse compétitrice et la coureuse loisir. La première, doit s’alléger en choisissant un modèle d’environ 180 grammes pour favoriser la performance tout en perdant du confort et de la robustesse. La seconde, doit se protéger car sa foulée moins rapide va occasionner un temps d’appui au sol plus long donc plus traumatisant.

Le choix des chaussures de ville est également important.
Le talon haut (au-dessus de 3 cm) est néfaste pour la santé puisqu’il oblige la femme à se cambrer au niveau du bassin et peut entraîner des lombalgies. Néanmoins, il ne faut pas passer d’une hauteur importante à des talons trop plats. Les muscles sont habitués à cette attitude (ou altitude), il y aurait un risque de douleurs aux mollets et au rachis.
Les chaussures à bouts pointus sont souvent responsables de compression au niveau cutané donc source de cors ou durillons. La chaussure étroite peut provoquer des griffes d’orteils ou des hallux valgus (communément appelés « oignons ».)
Toutefois, si vous craquez pour une paire de chaussures à bouts pointus, choisissez-les avec une taille au-dessus de votre taille habituelle.

Prenez soin de vos pieds !
La course à pied sollicite énormément vos pieds, les frottements, les ampoules, la corne… sont leur lot quotidien. Une bonne hygiène des pieds vous mettra à l’abri de la majorité des petits ennuis qui parfois découlent sur des complications sérieuses pouvant même vous interdire la pratique de votre sport favori !
Il faut non seulement les laver tous les jours mais également leur appliquer de la crème et les masser comme vous pouvez le faire pour vos mains. Il existe des pommades qui assouplissent la peau et évitent les échauffements : Pédi-Relax ou encore Akiléine avec sa crème NOK sont très appréciées des coureuses. Pour vous détendre, essayez ce truc, qui consiste à utiliser une balle de tennis que vous faîtes rouler sous vos plantes de pieds.
Observez les attentivement, des taches blanches sur les ongles peuvent être le signe par exemple d’une mycose. Pour une mycose entre les orteils, séchez-les bien avec un sèche-cheveux plutôt qu’une serviette afin d’éviter de contaminer les zones saines puis, appliquez une crème antimycosique. Il faut se couper régulièrement les ongles (pas à ras) en respectant leur forme physiologique. Des ongles trop longs provoquent des chocs au bout de votre chaussure qui vont entraîner des hématomes sous les ongles. L’ongle cassant peut être traité en utilisant des durcisseurs.
Il est conseillé de se râper la corne des pieds mais attention, pas à la sortie de la douche, vous risqueriez d’attaquer directement la peau.
Attention aux pansements préventifs dans vos chaussures, vous pourriez par des frottements inhabituels provoquer des ampoules. Préférer aux pansements une application de crème anti-frottement.
Soignez une ampoule dès son apparition, en ponctionnant avec une petite seringue, le liquide à l’intérieur puis en injectant de l’éosine pour l’assécher.
La transpiration, quand elle est excessive, peut être source d’inconfort. Le podologue propose toute une gamme de soins, n’hésitez pas à consulter.