5 conseils pour des jambes légères malgré la chaleur

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Mauvaise circulation, excès de chaleur, de poids et d’effort sportif... rien de tel pour lester les mollets des coureurs et faire douloureusement gonfler les jambes. Envie de légèreté ? Alors, action !

1/ Je pratique à fond l’hydrothérapie
La chaleur dilate les veines ; la mauvaise circulation aussi. Quant à la course, en multipliant les impacts au sol (à raison de 5 fois le poids de son corps), elle peut fragiliser les parois veineuses et entraver le fameux retour veineux... En revanche, la natation, grâce à sa position horizontale et à la pression exercée par l’eau, active ce retour veineux. Donc, pour bien courir, on panache course et nage. Et on utilise aussi les vertus de l’eau en s’hydratant à fond (minimum 2 litres/ jours pour éliminer les toxines) et en s’offrant matin et soir un hydro-massage maison : jet d’eau tiède de plus en plus frais des chevilles jusqu’à l’aine.

2/ Je programme l’offensive veinotonique
80% des veines se trouvent à l’intérieur des muscles. En courant, on se muscle, donc on tonifie ces veines profondes par effet de pompe. Mais, chaleur ou insuffisance veineuse obligent, parfois, ça ne suffit pas. Alors, on va agir de l’intérieur en via un « dopage » veinotonique : en cumulant cure de vigne rouge (3 semaines de gélules, pas compliqué !) et alimentation ad-hoc. A table, on misera sur les fibres anti-constipation (aliments complets, légumes verts : à distance des séances) et les bonnes vitamines : la C (agrumes, poivron...) qui aide à fabriquer le collagène de soutien des veines ; la PP (fruits rouges) anti-rétention ; la E (huile d’olive, amandes, noix...) qui renforce la paroi des veines, et les oméga-3 (poissons gras) pour maintenir l’élasticité des vaisseaux.

3/ Je me masse comme un pro
Jamais de massage lent et profond avant la course. Toujours après et toujours en direction du cœur pour réactiver le retour veineux. Avec la paume de la main, faire pression sur le talon (la semelle de Lejars : là où siègent pleins de petits coussins qui activent la pompe veineuse), s’attarder ensuite sur les chevilles, au niveau des malléoles (là où passent les veines Saphènes) et remonter en pétrissant doucement de la paume des mains du mollet jusqu’à l’aine. En utilisant un gel réfrigérant à l’arnica ou une lotion tonique au cuivre. Pas le temps ou grosse flemme ? On peut alors simplement faire rouler son pied sur une balle de tennis.

4/ Je trottine et je prends de la hauteur !
Une récupération active permet de faciliter le retour veineux et de mieux éliminer les déchets toxiques qui coupent les jambes. Alors, mordicus, on s’astreint à 10min de trotting ou de marche après une petite sortie ou un 10km. On complète matin ou soir en faisant les pieds au mur pour lutter contre la stase veineuse. Et la nuit, ce sont les pieds du lit que l’on surélève de 10cm.

5/ J’adopte (ou pas) les manchons de compression
L’intérêt des chaussettes de récupération portées après l’effort n’est plus à démontrer : en exerçant une pression dégressive (max à la cheville, moindre ensuite), elles permettent vraiment de réduire la fatigue musculaire et la douleur vasculaire. A adopter sans hésiter. Quant aux manchons de compression à porter pendant la course, c’est une affaire perso. Différentes études menées par l‘Insep n’ont pu scientifiquement en prouver l’efficacité. Mais, sur le terrain, beaucoup apprécie ces guêtres qui de la cheville au genou compriment et massent le mollet en continu... Donc, si on les supporte malgré la chaleur ou si on souffre d’insuffisance veineuse avérée, aucune raison de s’en priver !

MQ