RESOLUTIONS 2015 : 15 bonnes raisons de courir

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1. Je vois la vie rose

Lors d’un long exercice physique comme le jogging, le cerveau libère au bout de 20 mn environ des endorphines. Ce sont des antalgiques proches de la morphine qui entrainent un état euphorisant et de bien-être. Plusieurs études ont par ailleurs démontré le rôle positif de la course à pied dans le traitement de la dépression. « Tout dépend du degré de la maladie mais le simple fait de courir permet de stimuler à nouveau des émotions positives et de se sortir de la spirale infernale de la dépression », explique Jean Cyrille Lecoq, psychologue du sport. Le jogging, mieux que les antidépresseurs ?

2. Je retrouve une sexualité au top

Le sport augmente les performances du cœur, du souffle et de la circulation sanguine favorisant ainsi l’irrigation des muscles, des muqueuses et des organes extensibles pour les messieurs. Le jogging, comme tout effort soutenu, provoque également un réchauffement du corps. Or, la chaleur est un stimulant de la libido. De plus, courir permet d’évacuer le stress et le corps se détend davantage lors des rapports sexuels. Enfin, lorsque l’on court, le cerveau libère des endorphines, ces fameuses hormones de l’extase. Du jogging au lit, il n’y a parfois qu’un pas.

3. Je suis une femme et je souffre moins

Le sport aurait tendance à diminuer les troubles menstruels. Résultat : moins de douleur et plus de régularité dans le cycle. Quant à l’accouchement, les sportives mettraient au monde plus facilement et plus rapidement que les sédentaires. « Le sport tonifie le périnée et les femmes sportives ont une meilleure connaissance de leur corps. L’accouchement, c’est aussi une grosse (énorme pour certaines) performance. C’est un effort long auquel les coureuses sont souvent mieux préparées tant au niveau physique que psychique », confirme le Dr Delong.

4. Je passe le cap de la ménopause

Pour la plupart des femmes, la ménopause, c’est LE grand chambardement hormonal qui entraîne irritabilité, surpoids, déprime, douleurs, etc. Ces désagréments sont dus à un dysfonctionnement du système nerveux des organes internes. Or, la plupart des experts affirment que l’exercice physique tend à faciliter l’action des mécanismes régulateurs de ce système nerveux. Le jogging peut aider les femmes à passer ce cap en douceur et leur permettre de conserver une bonne image d’elles-mêmes. Courir renforce également le capital osseux et prévient les risques d’ostéoporose, risques majeurs lors de la ménopause.

5. Je me protège du cancer

Statistiquement, le risque de développer un cancer est moins élevé chez les sportifs que chez les personnes sédentaires, la sédentarité étant un facteur aggravant. Par exemple, le risque de voir apparaître un cancer colorectal, le plus fréquent des cancers, est plus faible lorsque l’on pratique un sport comme la course à pied. L’activité sportive accélère en effet le transit intestinal et diminue ainsi l’exposition de la paroi du gros intestin à des agents cancéreux potentiels. Pour le Dr David Servan Schreiber, auteur du best-seller « Anticancer » (Robert Laffont), « la plupart des études vont dans ce sens et montrent qu’une activité physique régulière aide le corps à lutter contre le cancer. Pour ce qui est de la course à pied, elle arrive en tête de liste, la dépense d’énergie étant au maximum ».

6. Je fais de vieux os

Selon une étude épidémiologique, les personnes pratiquant un sport intensif comme la course à pied présentent moins de risques de fracture de la hanche. Le jogging renforce en effet les os et prévient l’ostéoporose (fractures et troubles de l’équilibre). « La course booste le capital osseux jusqu’à 20 ans, après, ça l’entretient, surtout au niveau du dos », explique le Dr Cascua. Courir régulièrement constitue également un frein au vieillissement ostéo-articulaire et soulage les lombalgies (mal de dos) à condition de s’entraîner sur terrain souple et d’éviter le macadam, le béton et tout sol très dur.

7. Je vis plus longtemps

Course à pied et hygiène de vie vont souvent de pair. Plus on est en bonne santé, musclé, pas trop gros ni trop maigre et non-fumeur, plus on allonge sa durée de vie. D’une manière générale, le sport diminue un grand nombre de pathologies cardio-vasculaires et de cancers. La recherche ne cesse de confirmer les bénéfices du sport sur la durée et la qualité de vie et les activités d’endurance n’y échappent pas. « On sait par exemple que le jogging réduit par trois le risque de crise cardiaque », assure le Dr Cascua. De nombreuses études vont dans le même sens et ont démontré que les joggeurs vivaient un peu mieux et plus longtemps.

8. Je me prémunis contre les maladies

Le jogging est l’activité reine pour faire baisser la pression artérielle. Les sports d’endurance ouvrent en effet les vaisseaux sanguins et ralentissent la fréquence cardiaque au repos. Les médicaments contre l’hypertension font exactement la même chose ! Idem pour lutter contre le cholestérol. La course à pied fait baisser le mauvais cholestérol (LDL) et favorise l’équilibre entre le bon (HDL) et le mauvais. Le jogging est également un bon remède contre le diabète. Quant aux diabétiques non-insulinodépendants, qui sont la plupart du temps en surpoids, ces derniers vont facilement brûler l’excès de graisse et de sucre dans le sang s’ils courent régulièrement.

9. J’ai un cœur gros comme ça

La course à pied constitue un excellent moyen de lutte contre les facteurs de risques cardio-vasculaires. Elle améliore la circulation sanguine, ralentit les battements du cœur au repos et à l’effort, bref, le cœur fonctionne mieux et l’exercice physique donne au cœur une réserve de puissance.

10. J’ai un souffle d’enfer

« Les gens sont vite essoufflés quand ils se remettent au sport. En réalité, ils ne savent pas respirer. Il faut apprendre à maîtriser son souffle et pour ça, le jogging est parfait », avance Christophe Delong, médecin du sport. La respiration, ça s’acquiert et c’est utile pour la vie de tous les jours. La bonne méthode : inspirer et expirer deux à trois plus longtemps. La course à pied avec le crawl est le sport qui développe le plus le souffle. Il est le reflet exact des capacités physiques. C’est un bon marqueur, moins on est essoufflé, plus on a progressé.

11. Je soulage mon intestin irritable

« La course accélère le transit sans que cela tourne à la débâcle. C’est un bon régulateur. D’ailleurs, on ne peut pas être constipé quand on court car on est obligé de boire pour se réhydrater » assure le Dr Delong. La pratique du jogging est également efficace pour lutter contre les ballonnements. Le transit étant plus rapide, la fermentation des aliments, qui aboutit à la production de gaz, n’a pas le temps de se faire. Et quelques abdos en fin de séance n’ont jamais fait de mal à personne, surtout pour conserver un ventre plat.

12. J’arrête de fumer sans grossir

Pour « arrêter la clope » sans prendre des kilos et déprimer au bout d’une semaine, la pratique d’une activité sportive comme la course est vivement recommandée. La reprise très progressive de la marche dans un premier temps puis de la course dans un second, favorise l’oxygénation du sang, limite l’essoufflement et brûle les petites calories supplémentaires. Arrêter de fumer, c’est beaucoup plus efficace et motivant dès qu’on se bouge.

13. Je ne me ruine pas

La course à pied est l’un des rares sports qui demande peu d’investissement financier. Il suffit d’acheter une bonne paire de chaussures de running et une tenue technique adequate pour le confort.

14. Je cours en toute liberté

Courir est un sport individuel que l’on peut pratiquer seul ou en groupe, à n’importe quelle heure de la journée, entre midi et deux, le soir ou le matin, et dans n’importe quel endroit, en ville, à la campagne ou en voyage. Bref, toutes les formules sont possibles. S’inscrire en club permet aussi de progresser et de faire, dans le même temps, de nouvelles rencontres.

15. Je ne suis pas limité par l’âge

On peut courir de 7 à 77 ans, selon la formule consacrée. Après la marche, la course est l’activité infantile la plus immédiate. Le week-end, en alternant course et marche, ou en étant accompagné par les plus jeunes à vélo, il est même possible de concilier course à pied et sorties en famille. Quant aux vétérans de plus de 70 ans , nombreux sont ceux qui continuent à participer aux courses. Ca donne de l’espoir !