Pour votre marathon, 10 erreurs à éviter à tout prix !

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La réussite sur un marathon tient parfois à peu de chose. Voici dix erreurs classiques faciles à éviter pour mettre tous les atouts de votre côté.

Avant la course…

Le souci des détails

Cela fait des semaines voire des mois que vous vous entraînez pour ce marathon. Il serait bête de manquer votre objectif par manque d’organisation. Ne préparez pas toutes vos petites affaires au dernier moment. C’est le meilleur moyen d’oublier quelque chose, genre les épingles à nourrice pour le dossard, la pommade anti-frottement (souvent bien utile pour éviter les brûlures) ou votre gel miracle. Ou, pire encore, la puce électronique récupérée la veille avec votre dossard.

L’arrivée sur le site de la course est également quelque chose qui s’anticipe. Vous venez en voiture ? Pensez que vous n’êtes pas le seul : le temps d’accès sera forcément long et les places de parking rares. Vous venez en transport en commun ? Attention, les services sont souvent plus clairsemés le dimanche. Tenez-en compte pour ne pas avoir à courir après le temps avant même le départ.

Le mieux est l’ennemi du bien

La séance qu’on fait pour se rassurer… est souvent la séance de trop. La dernière semaine avant le marathon doit permettre de vous amener dans les meilleures conditions possibles sur la ligne de départ. Ce n’est pas en rajoutant une grosse séance quelques jours avant la course que vous améliorerez votre préparation. Elle est censée être terminée. Si tout a été bien fait, vous voilà à votre pic de forme. Et c’est à ce moment que l’organisme est le plus fragile. Préservez-le jusqu’à la course où il sera bien temps de lui demander beaucoup.

Victime de la mode

OK, vous êtes super fier de la belle tenue et des runnings flashys que vous avez achetées sur le village marathon après avoir retiré votre dossard. Mais pour l’instant, contentez-vous de les regarder. Mieux vaut attendre avant de les enfiler. Le marathon que vous vous apprêtez à courir n’est pas un test de matériel. Préférez toujours les chaussures, chaussettes et tenue dans lesquelles vous avez l’habitude d’évoluer. Ou alors, gare aux ampoules !

Le tourisme à petite dose

Si “taper un chrono” est l’une de vos motivations, évitez de trop jouer les touristes la veille de la course. Il n’y a rien de pire que les piétinements pour abandonner une grande part du jus que vous vous êtes donné tant de mal à faire. Pas la peine non plus de rester cloîtré dans votre chambre d’hôtel les pieds en l’air. Essayez juste de trouver un équilibre entre le plaisir de découvrir une ville et la préservation du capital de vos jambes.

La gourmandise est un péché

OK, la course à pied est un espace de convivialité. Mais ce n’est pas une raison pour abuser des bonnes choses lors des repas précédant la course. Le saucisson, les frites et la côte de bœuf, ce sera pour après. Votre organisme va avoir besoin de carburant pour parcourir ces 42,195 km. Les derniers repas –non pas du condamné mais du futur marathonien – se doivent de respecter quelques règles élémentaires. On parle évidemment d’augmenter les stocks de glycogène avec notamment des pâtes. Attention toutefois à ne pas abuser, au risque de perturber votre digestion, et à garder une alimentation équilibrée. N’oubliez pas non plus l’hydratation les jours qui précèdent la course.

Le jour J…

No stress !

On ne joue pas sa vie sur un marathon. Faire la course dans sa tête avant même le départ n’est souvent qu’une perte d’énergie. Même chose le jour de la course. Se retrouver sur la ligne d’arrivée n’est en aucun cas le passage d’un examen. C’est d’abord la récompense de tous les sacrifices consentis durant votre préparation. Alors pas la peine de se mettre une pression de fou. La Terre ne s’arrêtera pas de tourner si vous ne réalisez pas exactement votre objectif. Le marathon est aussi – et surtout, disent certains – une affaire de mental. Faites donc en sorte de le centrer sur des valeurs positives, comme par exemple… le plaisir !

Raison toujours tu garderas

Le soleil est présent, l’ambiance est super au milieu de ce peloton et, avec un peu de chance, le profil est descendant (comme par exemple au départ du marathon de Paris sur les Champs-Elysées). Tout est donc réuni pour se laisser emporter par sa fougue. Vous aviez prévu de passer sur un rythme de 5 mn au kilomètre et vous voilà à 4 mn 50 s.

Dans l’euphorie des temps de passage affichés sur votre cardio, vous commencez à vous projeter sur un temps canon. Le réveil risque d’être brutal ! Dix secondes sur un kilomètre, ça peut paraître peu, mais il est probable que ce petit surrégime, même inconscient, se transformera en un sérieux coup de bambou après le 30e kilomètre. Ou comment prendre de plein fouet le fameux “mur” du marathon. Les quelques secondes grappillées au départ se paient souvent en minutes sur la fin de l’épreuve.

Goutte à goutte, coûte que coûte

Il y a encore quelques décennies, il était préconisé de ne pas boire durant un marathon. Champion olympique en 1956 à Melbourne, Alain Mimoun avait appliqué cette règle. Mais à moins de vouloir remonter le temps, ne sautez pas les ravitaillements. Y compris les premiers. Pas besoin de boire des litres, mais juste les quelques gorgées qui vont permettre à votre organisme d’être correctement hydraté. Ne jamais oublier que si l’on a soif, il est déjà trop tard : on se trouve déjà dans un état de déshydratation. Les quelques secondes consacrées à vous réhydrater et vous alimenter ne seront jamais des secondes “perdues”. Elles sont au contraire un investissement pour votre fin de course dont le bénéfice peut se compter en minutes.

L’estomac aussi important que les jambes

Le vendeur a été super convaincant (normal, c’est son métier) : avec ce gel ou cette poudre magique, vous allez tout exploser et ne jamais avoir un coup de moins bien. Adieu la fatigue, les crampes et en route pour votre record ! Mais voilà, ce produit, vous n’avez pas eu le temps de l’essayer au cours de vos entraînements. Si vous voulez éviter de mettre votre estomac en vrac et, dans le pire des cas, de devoir improviser quelques pauses sauvages, n’embarquez avec vous que des produits énergétiques que vous avez testés et que votre organisme supporte. Ne changez pas non plus les dosages sous prétexte qu’aujourd’hui, c’est course.

La positive attitude

Oui, c’est dur le marathon… Mais vous vous en doutiez, non ? Alors, même si les jambes sont lourdes, que la lassitude apparaît et que la tentation de marcher voire de renoncer fait son chemin dans votre esprit, résistez ! Selon les personnalités, deux solutions : rentrer dans sa bulle ou bien essayer de vous intéresser à ce qui se passe autour de vous, histoire de porter votre attention sur autre chose que vos douleurs physiques et/ou mentales. Visualisez-vous sur la ligne d’arrivée, les bras levés vers le ciel… Promis, votre succès n’en sera que plus beau.