10 idées reçues sur l’affûtage

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Après plusieurs semaines d’entraînement, votre course approche. Pour optimiser tout ce que vous avez acquis à la sueur de votre front, il vous faut maintenant passer à la phase d’affûtage. Jogging vous accompagne au dernier stade de votre préparation pour faire de vous un compétiteur plus performant, plus léger et plus tonique. Objectif : arriver au maximum de vos possibilités sur la ligne de départ. Voici 10 idées reçues sur l’affutage.

1 / Pour être au top, il faut être le plus sec possible.

Vrai et faux

Perdre trop de poids peut être néfaste. Mieux vaut être un peu trop lourd que trop léger. Une perte de poids trop importante et trop rapide amènerait à une perte de masse musculaire.

2 / Rien de tel pour s’affûter que de courir à jeun le matin.

Vrai et faux

Il peut être dangereux de courir à jeun le matin si vous n’êtes qu’un “coureur du dimanche”. Courir à jeun demande une vraie technique. L’intérêt est d’aller chercher tout de suite les lipides comme carburant énergétique. Mieux vaut réserver cela aux coureurs aguerris qui veulent s’affûter ou perdre du poids. Dans tous les cas, cette pratique doit se faire de manière encadrée et jamais plus d’une fois par semaine.

3 / Si l’on n’a pas été très fidèle au plan d’entraînement, on peut se rattraper sur la période d’affûtage.

Faux

Ayez bien en tête que l’affûtage n’est efficace que si l’athlète a suivi au préalable un entraînement progressif, régulier et bien construit. Sinon, aucun intérêt.

4 / Deux ou trois jours d’affûtage, ça suffit largement.

Faux

Un affûtage trop court peut provoquer une contre-performance car on n’aura pas eu le temps de récupérer de son entraînement. A l’inverse, un affûtage trop long peut permettre de bonnes performances en début de phase mais désadapter l’athlète au cours de la saison et donc réduire ses performances. La durée idéale de l’affûtage est comprise entre 10 et 28 jours. Si vous menez parfaitement cette période de “tapering”, vous pouvez envisager un gain de performance d’environ 3 % (des études évoquent des gains jusqu’à 22 % chez des coureurs de demi-fond).

5 / Une période d’affûtage par mois, c’est parfait.

Faux

Un athlète ne peut atteindre un état de forme optimal qu’une ou deux fois par an, pas plus. Alors…

6 / Plus d’alcool ni de café !

Vrai et faux

Ce qui a été votre règle durant les semaines de préparation devra l’être également durant la phase d’affûtage. Réduisez au maximum les boissons alcoolisées et la caféine. Cependant, il est conseillé de prendre ce que l’on appelle “un brûleur de graisses” ou une tasse de café trente minutes avant le début de votre séance, la caféine possédant des propriétés de décharge graisseuse qui favorisent la lipolyse (l’utilisation des graisses par les cellules).

7 / En période d'affûtage, on peut réduire de moitié ses séances d’entraînement.

Vrai

Et même davantage ! Vous pouvez réduire votre volume d’entraînement jusqu’à 60 %. L’essentiel est de le faire de manière progressive. Il ne faut donc pas hésiter à diminuer par deux le temps habituellement consacré aux entraînements.

8 / Pour s'affûter, on peut ne courir qu’une seule fois par semaine mais longtemps.

Faux

Mieux vaut réduire la durée de ses séances plutôt que leur fréquence. Il convient de s’entraîner aussi souvent mais sur des durées plus courtes.

9 / Il faut maigrir au maximum pour atteindre son poids de forme.

Faux

Le poids le plus faible n’est pas forcément le poids de forme. Pour dire les choses de façon simple, le corps se partage entre masse grasse et masse maigre (eau, muscles, os). Pour atteindre son poids de forme, il faut réduire la masse grasse tout en maintenant la masse maigre. Sinon, votre organisme s’affaiblira.

10 / Tant pis pour les écarts diététiques, il existe des pilules miracles pour éliminer tout ça !

Faux

Cela se saurait si des produits de ce genre existaient… Vous n’avez pas le choix : un entraînement régulier et une alimentation contrôlée, les voilà, vos “pilules miracles” !