Trail : prévoir et gérer ses ravitaillements

_Q4M2371
Le

L’esprit trail l’impose : ce que le coureur gagne en liberté, il le perd en possibilité de ravitaillements réguliers. Dans ce cadre, à lui d’être le plus prévoyant et rigoureux possible.

Derniers préparatifs avant la course. | Photo Vincent Lyky

80% des coups de barre sont des problèmes énergétiques

Sur des trails de plus de 25 km, l’alimentation est une des clefs de la réussite. Il n’est pas envisageable de faire ces distances sans se ravitailler. La panne d’énergie est sournoise. Lorsque le coup de barre est là, on accuse plus facilement les jambes, la préparation, le sommeil, la chaleur… alors qu’il s’agit très souvent d’un manque énergétique. Sauter un ravitaillement, oublier de manger une barre, et c’est la panne d’essence qui suit dans le quart d’heure.

Se préparer avant la course

Il est très important de bien se renseigner sur la nature des ravitaillements proposés et donc de savoir ce qu’il faut emporter, certaines courses ne fournissant que de l’eau par exemple. Là, pas de secret : le site Internet ou, à défaut, les plaquettes présentant le parcours, seront vos meilleurs alliés.

Hydratation et énergie

Il est tout d’abord indispensable de boire pour s’hydrater et compenser la transpiration. Selon la chaleur et vos capacités personnelles de digestion, prévoir entre 400ml et 800 ml par heure. L’eau est indispensable, mais sur un effort long, il faut aussi fournir du « carburant » pour faire fonctionner le moteur. Sans apport énergétique, la baisse de régime sera inévitable.

Il est donc conseillé de prendre de la boisson énergétique qui apportera l’énergie et qui se digèrera aussi plus facilement si elle est bien dosée. En complément, des gels et des barres répondront aux sensations de faim et aux baisses de régimes imprévues. Prévoir un gel ou une barre toutes les 30-40 minutes.

Matériel : bidons ou poche à eau ?

Un porte-bidon (avec un ou deux bidons selon l’autonomie nécessaire) ou un sac à dos avec réservoir souple font partie de l’équipement de base.

Avantage des bidons : ils permettent de mieux voir la quantité de liquide restante et se remplissent facilement.

Avantages des poches : une plus grande capacité (jusqu’à trois litres) et la possibilité de boire plus régulièrement. Les poches du porte-bidon ou du sac à dos permettent dans les deux cas d’emporter de l’énergie (barres, gels, fruits secs, bananes…) à consommer entre les ravitaillements.