Pour avoir une foulée efficace (suite 1)

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Tout comprendre sur notre foulée

De la détection de ses défauts, à la bonne utilisation de l’oxygène en passant par l’adaptation de notre foulée du 10 km au marathon, toutes les explications pour mieux courir et devenir plus performant.
Comment détecter les défauts de notre foulée ?

Plusieurs moyens possibles. Le concept utilisé par Philippe Armengaud, kinésithérapeute du sport à Blagnac (Haute-Garonne) et par Christophe Talazac, podologue du sport à Toulouse permet d’avoir une vision précise de la foulée au moyen d’une prise de vue dynamique sur le terrain même. La méthode repose sur une analyse biomécanique de la foulée, la biomécanique étant l’étude de l’anatomie en mouvement avec des gestes que l’on peut faire et d’autres qu’il vaut mieux ne pas faire. L’approche dynamique du geste dans les conditions réelles permet ainsi une évaluation très fiable de la foulée. L’utilisation d’une logistique adaptée aux nouvelles technologies numériques et à des logiciels perfectionnés permet de donner des mesures d’angles et de position des différents segments de la foulée avec précision.On peut ainsi mettre en évidence des défauts rencontrés chez beaucoup de coureurs.

À savoir :
- hyper-pronation ou hyper-supination
- raideur de la chaîne postérieure (ischio, mollets, psoas)
- rotation de la hanche
- genu varum (genoux écartés) ou valgum (en X) etc.
Par ces analyses ont est alors en mesure de démontrer que ces défauts ont une répercussion directe sur la performance. Cette technique, déjà utilisée par Jacques Piasenta, ex-entraîneur de Marie-José Pérec, se met ainsi au service des coureurs licenciés dans un club, ou non. (renseignements au 06 14 47 64 93)
Plus traditionnelles, les analyses réalisées sur tapis roulant lors du test d’effort en laboratoire qui permettent au médecin du sport de déceler, grâce à un examen visuel, les défauts de la foulée du coureur. L’aisance plus ou moins grande du sujet sur le tapis peut toutefois rendre l’évaluation plus difficile. Il existe néanmoins un indice d’économie de course propre à évaluer l’efficacité de la foulée du coureur qui ressort du test. Il établit le rapport entre le V02 consommé à une vitesse x et cette même vitesse. Exemple simple : 35 ml/kg/mn consommés à 10 km/h = 3,5. Or, on considère, à partir de ce rapport, que l’économie de course est bonne si elle ne dépasse pas 4.
Enfin, si vous êtes dans un club votre entraîneur peut vous conseiller, n’hésitez pas à le solliciter.

Comment va-t-on favoriser un meilleur transport de l’oxygène aux muscles directement concernés ?
Sachant que lorsque nous courons, nous essayons d’utiliser le plus fort pourcentage de notre V02 (la quantité maximale d’oxygène que nous pouvons capter), le but est de maintenir le plus longtemps possible notre allure avec le même volume d’oxygène. Mais pour cela il faut amener l’oxygène aux muscles plus directement concernés par l’effort, en l’occurrence les muscles inférieurs et ne pas dilapider le précieux gaz par des mouvements parasites faits avec la tête, les bras, les poignets ou des mains crispées. Lesquels consommeront inutilement l’oxygène nécessaire à la performance.
Autres exemples simples : pourquoi dit-on de prendre l’ultime repas d’avant course trois heures avant le coup de pistolet ? Pour avoir complètement digéré bien entendu. Sinon durant votre course ce sont les muscles du « tractus digestif » qui vont continuer à fonctionner consommant inutilement de l’oxygène bien mal employé. Une respiration saccadée est aussi grosse consommatrice. Mais une foulée qui monte très haut puis s’écrase lourdement au sol est aussi grosse consommatrice d’énergie. Rien ne remplace un pied qui se déroule bien : talon pour l’amorti puis bord externe pour la stabilisation puis avant-pied pour la poussée. Le pied ne doit pas faire de bruit !

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