Pour avoir une foulée efficace (suite 2)

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Qu’est-ce qu’une foulée efficace ?

Il n’est pas question de définir et d’imposer une foulée modèle. D’ailleurs les champions qui sont des contre-exemples ne manquent pas. N’est-ce pas Paula Radcliffe, recordwoman du marathon en 2 h 15 et qui résume à elle seule ce que- a priori il ne faut pas faire en courant. Or, cela montre qu’une foulée et une attitude générale heurtée et maladroite peuvent aussi être efficaces. Mais peut-être que si le style de Paula était plus harmonieux, plus « coulé », l’Anglaise courrait le marathon en 2 h 10 ! Ce qui bien sûr n’engage que nous. Une foulée efficace est en tout cas définie comme une foulée rythmée, sans temps de suspension inutile, ni d’écrasement au sol, le contact du pied sur le bitume étant très bref et très dynamique. Tout cela ce travaille, nous le verrons. La foulée se rapprochant de l’idéal serait en fait une foulée plutôt rasante et d’amplitude moyenne, celle du vice-champion d’Europe du 5 000 m devenu marathonien, le Français Ismaïl Sghyr étant souvent citée en exemple. Surtout sur marathon il est vrai.
Il existe donc une foulée pour le 10 km et une autre pour le marathon et la préparation spécifique pour ces distances suffit-elle à façonner cette foulée.
Ce que l’on peut dire, c’est que le même coureur aura une foulée plus ample et plus fréquente quand il fait 10 km que quand il court un marathon. Cela signifie que, pour un même athlète, nous avons plusieurs types de foulées déterminées par la vitesse. Normal, sachant qu’il existe une différence d’allure de 2 km/entre les deux distances. Mais ce qu’il faut bien voir c’est qu’un 10 km sera couru, en résistance ou pas loin, et un marathon en endurance. Sur le marathon il s’agit donc d’être très économique pour ne pas taper dans le « mur » au 30e km-on y revient toujours- en ne montant pas trop haut ni les genoux, ni les talons. La foulée sera plus rasante, moins bondissante que sur 10 km où la notion d’économie intervient moins. Il faut donc adapter sa foulée à l’effort demandé. Qui peut le plus peut le moins.
On peut penser à l’image des chercheurs dont François Peronnet et des entraîneurs que les séances effectuées à l’allure spécifique de son objectif de compétition (exemple : à 12 km/h pour un objectif de 3 h 30 au marathon ou à 15 km/h pour un objectif de 40 mn sur 10 km) sont décisives, car elles permettent d’épurer le geste, de trouver les bons compromis biomécaniques qui conviennent le mieux à nos caractéristiques et de rendre ainsi la foulée plus efficace. Foulée que l’on reproduira (presque) exactement le jour « j ».

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Lire précédemment :Tout comprendre sur notre foulée
Lire la suite : Améliorer sa souplesse et sa tonicité.