Courses de raquettes : Courez à la neige !

Raquette
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Venues du Grand Nord, les courses de raquettes ont trouvé chez nous de multiples variantes. Tempérament montagnard ou déclinaisons plus nordiques, ces épreuves offrent au coureur une belle alternative hivernale. Pour le plaisir de la neige et de l’effort, du blanc à revendre !

Vous l’imaginiez en loisir tranquille ? Plutôt du genre balade contemplative ? Oubliez donc ce cliché ! La raquette à neige joue, elle aussi, l’endurance. Une pratique qui nous vient du Grand Nord canadien, où des épreuves se disputaient déjà au XIXe siècle, entre trappeurs et sur des pistes homologuées. Arrivée en France, il y a une quinzaine d’années, dans des régions plus montagnardes, elle a donc sensiblement évolué. Et si certaines se font toujours sur des itinéraires nordiques damés (Coupe de France FFME), d’autres choisissent des trajectoires plus sauvages, par les bois et les alpages. Vous pouvez donc participer à des compétitions, à des randonnées organisées ou tout simplement les ajuster sur vos runnings pour vos entraînements.

Benoît Laval
À raison de cinq ou six compétitions, Benoît Laval intègre volontiers la raquette dans son entraînement hivernal. « D’abord, ça permet de garder du rythme et de te renforcer musculairement, sur des terrains nature, que je préfère au cross. Autre avantage, tu alternes ainsi les pratiques, et tu évites de saturer en course. » Quant au mouvement, Benoît le juge très naturel. « Ca peut être assez technique en descente, dans des secteurs de « profonde », mais autrement le geste reste proche de la course. Disons que la foulée est juste un peu plus longue, ce qui permet de réduire le nombre d’appuis et de s’économiser. En tout cas, sur 1 heure à 1 h 30 d’effort, les séances seront très dynamiques, et de plus dans un cadre hivernal peu habituel. »

Précautions de base
Pierre Faivre, responsable national FFME, le rappelle bien clairement : « si la raquette est assez accessible techniquement, il faut se rappeler qu’elle se pratique aussi en montagne. Ce qui signifie, hors compétition, les mêmes précautions que pour le ski. Sur des itinéraires d’altitude, soyez attentif à la neige, à l’état du manteau, la météo, l’équipement… Ne partez jamais seul, et sur des itinéraires sauvages, équipez-vous avec un arva (appareil de recherche aux victimes d’avalanche)… » La fête est bien trop belle pour qu’on se la gâche !

Pour en savoir plus : le site de la fédération française de montagne et d’escalade