Les bonnes raisons de courir (29) : Exalte les ébats amoureux

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Une étude réalisée parmi un éventail d’individus appartenant à différents groupes d’âge a révélé que les personnes physiquement actives avaient, pour la plupart, une vie sexuelle plus intense que les autres. Les causes d’un tel phénomène sont mal connues, mais il est assez logique de penser que la stabilité émotionnelle et la capacité de relaxation améliorées par l’activité physique ont une incidence bénéfique sur la vie sexuelle.

Le célèbre sexologue américain William Masters abonde dans ce sens : « Comme tous les autres processus physiologiques, la fonction sexuelle s’exerce d’autant plus efficacement que l’individu est en meilleure santé ». Le sport permet en effet de meilleures performances du cœur et des tuyaux sanguins, favorisant l’irrigation de tous les muscles, et notamment celle d’un organe extensible. Le jogging, comme tout effort un peu soutenu, occasionne un réchauffement du corps qui, suivant la longueur du parcours, se prolonge de quelques minutes à plusieurs heures. Or, la chaleur est un stimulant de la libido.
De plus, la course réduit les effets du stress, dont nul n’ignore qu’il est extrêmement défavorable à la concentration nécessaire à l’acte sexuel.

A l’inverse, une surdose d’activité physique joue un rôle anaphrodisiaque. C’est le cas des marathoniens qui dépassent vingt-cinq kilomètres d’entraînement par jour. L’un d’eux nous fait part de son expérience : « Si j’ajoute une semaine de cent trente-cinq kilomètres à des journées de travail de dix heures, il ne me reste guère que l’énergie de me traîner de la table au lit ». Des études faites par des chercheurs de l’université d’Alberta, au Canada, et dont les résultats ont été publiés dans le journal de l’Association médicale américaine apportent une caution scientifique aux constatations empiriques signalées par certains coureurs. En effet, les hommes qui ont l’habitude de courir plus de soixante kilomètres par semaine voient se réduire le niveau de la production de l’hormone mâle (testostérone), facteur qui pourrait contribuer à la baisse de l’appétit sexuel. L’échantillon analysé était constitué de trente et un sportifs et de dix-huit hommes sédentaires. Comme pour toutes les bonnes choses, se vérifie l’aphorisme : « l’important, c’est la dose ».

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